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mercredi 14 juillet 2010

Bruce Springsteen- Jungleland (1975)



Le Boss, une des plus belles pièces de l'histoire du rock américain. Bruce Springsteen, c'est le rockeur social par excellence, celui qui est à l'écoute de son pays, de ses maux, de ses douleurs, de son mal être : en un mot, un type proche du peuple américain et de ses racines, et non pas du côté bling bling et tape à l'oeil dont on nous abreuve à longueur de journée de par chez nous petits européens, pour nous faire rêver à un Eldorado lointain et séduisant.

D'une noirceur et d'un pessimisme parfois très marqué, il n'en demeure pas moins que ses textes et ses musiques savent faire ressortir une douce mélancolie, une vision réaliste des choses et du quotidien des petites gens, tout en laissant toujours une pointe d'optimisme. Peindre le tableu en rose n'est pas sa fonction première, mais le noircir totalement non plus, Bruce décrit la vie, la vraie, avec ses hauts, ses bas, ses moments de doute et de peine, tout en célébrant à chaque chanson l'humanité qui se trouve en chaque personne, quelle que soit sa strate sociale, quelle que soit sa couleur de peau. L'archétype même du chanteur engagé et citoyen par excellence.

En 1975, Bruce a un peu de mal à se faire une place au soleil des charts américains. Ses deux premiers albums, aux qualités indéniables, n'ont pas encore trouvé leur public, ou tout du moins ne réalise pas les scores commerciaux escomptés. Alors arrive en 1975 le cultissime "Born To Run", album de la dernière chance, qui se transformera en album de la naissance d'une icône.

40 minutes de bonheur, de rock, de ballade, d'émotion, de tristesse, de gaiété, 40 minutes qui résument la vie américaine au sens général, 40 minutes qui font frissonner voire pleurer. C'est avec le E Street Band, fabuleux groupe de musiciens (le regretté Danny Federici à l'orgue, Roy Bittan au Piano, Steven Van Zandt à la guitare, Max Weinberg à la batterie, Garry W. Tallent à la basse et le sublissime Clarence Clemons au saxophone), qu'il enregistrera cet album considéré comme l'un des plus grands albums de tous les temps ( ce que je plussoie très aisement).

L'album se termine par une chanson d'une dizaine de minutes, "Jungleland", moment d'une grâce que je trouve incroyable, où chaque instrument est magnifié (l'intro au piano, la montée de l'orgue, le solo de guitare, sans parler de cet exceptionnel solo de saxophone qui me fiche le frisson à chaque fois). Morceau épique contant l'histoire d'un petit caïd tiraillé entre l'amour et un rapport conflictuel avec les forces de l'ordre qui causera sa perte, "Jungleland" est décomposé en plusieurs parties. Une structure à plusieurs étages qui montre tout le talent du Boss pour narrer ce genre de petite histoire.

Chapeau l'artiste, j'attends ton prochain passage en France de pied ferme ;-)

Deux versions pour cette merveille, une de 1975 à l'Hammersmith Odeon de Londres, avec un bon vieux bonnet rasta.





La 2ème, remarquable également, 26 ans plus tard à New York City


dimanche 20 juin 2010

Michel Sardou - Le France (1975)


(c) lescharts.com


35 ans après, elle n'a pas pris une ride ! Merci Michel le visionnaire, et aussi merci les Bleus pour tout ce bonheur ! En attendant que vous ridiculisiez encore un peu plus votre maillot et vos supporters, chaque jour vous me faites rêver un peu plus que la veille ! Chapeau les rigolos !

Un tube mythique de Michel ("Un Corps Mort Pour Des Cormorans", si c'est pas du génie ça), issu de l'album "La Vieille" sorti en 1975, à l'apogée de sa période contestataire (y en a pour tout le monde et tous les goûts sur cet album d'exception, mon préféré d'entre tous !). Et, de plus, Le France sera numéro un des charts français pendant 6 semaines.





Et en cadeau, la face B, "Fais des Chansons" avec son rythme un poil reggae au départ, devant un auditoire hautement gratiné (l'accolade avec Johnny à 1'45, j'en chiale tellement c'est bon ^^) et un saxo de toute beauté !





vendredi 14 mai 2010

Joe Dassin - Il Faut Naître A Monaco (1975)


(c) lescharts.com


Pas beaucoup de temps, pas beaucoup d'idées pour ce soir, alors on s'en réfère aux bonnes vieilles recettes qui marchent à tous les coups : un bon p'tit Joe rigolo cuvée 1975, et c'est parti pour la bonne humeur, la fête, la bourée auvergnate et le violon à toute berzingue.

2 minutes de pure merveille, un texte diablement efficace et qui donne du rêve ("On n'peut pas tout à la fois siffler l'apéro et l'Opéra", exceptionnel...), et puis comme toujours Joe, l'éternel Joe... Même en play-back, ce type est une machine de guerre à tubes. J'adore !!

Et n'oubliez pas de déclarer vos impôts les z'enfants !





Et en cadeau, la face A du 45 Tours (magnifique ce 45 Tours) avec le touchant Ca Va Pas Changer Le Monde



mercredi 7 avril 2010

Rika Zaraï - Sans Chemise Sans Pantalon (1975)


(c) bide-et-musique.com


Ce soir, le trou noir, pas d'idées, même pas l'ombre d'un début d'esquisse de tentative d'ébauche... Et soudain, la révélation... Rika tout simplement.

Avec ses célèbres livres de médecine par les plantes, elle avait fait un carton en librairie dans les années 80. Mais cette artiste israélienne doit surtout sa popularité à la chanson, et tout un florilège de chansons d'ambiance, qui aujourd'hui encore égayent toutes les fins de soirées des barbecues et des bar-mitzva, avec notamment des classiques comme Hava Naguila ou le Casatchok.

Mais c'est surtout pour cette magnifique chanson à texte qu'est "Sans Chemise Sans Pantalon", qu'elle a reprise en 1975, que Rika doit sa grande renommée. Un bon vieil aira traditionnel de chez nous de toute beauté, une ode à la légèreté et à la nudité (pudiques s'abstenir).






En cadeau, la face B "Viens Danser".

samedi 13 mars 2010

Neil Sedaka - Bad Blood (1975)


(c) rateyourmusic.com


Les années 70, quel grand bazar que cette décennie, mais quel joyeux fourre-tout ! On pouvait croiser des groupes psychédéliques, des hardos et des crooners : que du bonheur !

Neil Sedaka n'a pas les cheveux longs ni le collier à fleurs autour du cou, mais dans le genre crooner à la voix enjouée qui plaît aux dames, c'était un des meilleurs. Alors comme aujourd'hui c'est son anniversaire (71 ans), je vous propose un petit Bad Blood de derrière les fagots.

Neil a connu une très grosse période de succès dans les années 60, notamment en écrivant des chansons pour des grosses pointures comme Connie Francis, les Monkees ou encore Frankie Valli, mais aussi pour lui notamment "Oh Carol" et "Calendar Girl" (dont je reparlerai une autre fois, parce qu'il a un très joli scopitone).

En parlant de scopitone, en voici un assez chouette également pour Bad Blood, même si le son est pas tip top





En cadeau, la version 45 Tours avec la participation de sir Elton (tout de même), ainsi qu'une prestation live qui dégage une cool attitude assez remarquable. Enfin, une scène magnifique de la non moins excellente sitcom US "That 70's Show" qui m'a fait découvrir cet excellent morceau.

Doo-ron, doo-ron, didi, didi, ron-ron !

mardi 26 janvier 2010

Michel Delpech - Quand J'Etais Chanteur (1975)


(c) lescharts.Com


Et bon anniv' aussi à un autre Michel, qui a 64 ans aujourd'hui, le vieux Michel Des Pêches (comme j'écrivais quand j'étais petit).

Une superbe chanson, sans doute ma préférée de Michel Delpech. Une bien belle carrière qu'il rentabilise pas mal de nos jours avec la nouvelle mode des duos (est-ce qu'on peut lui en vouloir après tout... on a qu'une vie)

Bon après on verra si Mick Jagger casse sa pipe en 2017 (ce que je ne souhaite pas bien sûr), et si Sylvie Vartan raccroche aussi dans ces eaux là...


Michel Delpech "Quand j'étais chanteur"
envoyé par ina.


En bonux, une autre captation télévisuelle (j'adore le côté décontracté, avec les pouces en dehors des poches...)



samedi 19 décembre 2009

AC/DC - It's A Long Way To The Top (If You Wanna Rock 'N' Roll) (1975)


(c) lescharts.com


Hey les gens ! En ce début de week-end, je voulais remercier mon pote Bebert pour nous avoir récupéré des sésames afin d'aller voir le 18 juin au SDF un groupe qui représente tout ce qui peut définir le rock : les boys australiens d'AC/DC.

Ce sera la 3ème fois en 2 ans seulement, c'est pas raisonnable, c'est très cher, mais bon, c'est un moment de pur bonheur et de frisson garanti et c'est peut être bien la dernière fois qu'on les voit, alors super, youpi, c'est la fête !

Pour fêter ça donc, un petit clip de 1975, dans les rues de Melbourne, avec de la cornemuse, et le regretté Bon Scott : du grand spectacle et du rock, du vrai ! (pas du BB Brunes quoi ) ! Un morceau tellement classic rock et empreint de la patte de Bon Scott, que Brian Johnson, l'actuel chanteur du groupe, ne l'a jamais reprise par respect pour Bon.

P'tite anecdote : Bon arrêta de la jouer en concert le jour où des fans ont détruit les cornemuses laissées dans un coin de la scène (plus les gens se passionnent, plus ils deviennent cons...). Une rue avoisinant celles dans lesquelles fut tournée le clip fut rebaptisée ACDC Lane en 2004.





Voilà, je reviendrai plus tard sur la bio et d'autres morceaux exceptionnels de ce groupe de rock mythique (pour ne pas dire ultime !)

Let There Be Rock ! Vivement le 18 juin (avec une première partie de grosse facture, ce serait chouette)




lundi 14 décembre 2009

Shuky et Aviva - Je T'Aime Un Peu Trop (1975)



(c) cdandlp.com


Terminons la journée par une petite friandise, une petite douceur, un petit loukoum : un duo qui a enflammé les charts dans les 70's, Shuky et Aviva.

Shuky c'est Shuky Levy, surtout connu pour avoir formé une paire de choc avec Haïm Saban, ils ont composé une liste de génériques de séries TV et de DA de la fin des 70's et des 80's longue comme mes 2 bras (par exemple, "Dallas", "Starsky et Hutch", "Pour l'Amour du Risque", "Ulysse 31", "Les Popples", "Les Maîtres de l'Univers", "Mask", "Jayce" et surtout "Les Mystérieuses Cités d'or" pour lesquelles ils auront ma reconnaissance éternelle). Aujourd'hui ils sont tous les 2 riches comme Crésus, et coulent des jours heureux dans leurs sociétés respectives en Californie (les Power Rangers, c'est eux, jackpot !).

Les Toutoutoutou toutoutou ou Poutoutotoutou font pas mal penser à des morceaux qu'on retrouve dans les aventures d'Esteban, Tao et Zia, y a pas tromperie sur la marchandise.

Pour Aviva, c'est plus flou, j'ai pas trouvé d'informations. A priori elle a tenté une carrière solo à la fin du duo en 1978, mais qui n'a pas vraiment été couronnée de succès.

Tout ce que je sais, c'est que je vais tenter de mettre la main sur le best-of, parce que des morceaux comme ça, on en fait plus ma petite dame. J'aimerai bien savoir de quelle émission est tirée la captation de ce morceau, mais voir Enrico assis comme un Nabab, je sais pas vous mais moi ça me donne du rêve ^^




Allez en cadeau bonus un autre morceau culte "Bye Bye A Bientôt", qui vaut aussi son pesant de cacahuètes.

Bonne nuit les petits, et tous ensemble une dernière fois :

"Je t'aime un peu trop
Et surtout
ne me le reproche pas
Wah Wah Wah WahWah WahWah "


jeudi 10 décembre 2009

Queen - Bohemian Rhapsody (1975)


(c) lescharts.Com


C'est l'heure de Bohemian Rhapsody, les amis ? (Wayne Campbell)

Pour finir la journée, quoi de mieux qu'un bon vieux tube légendaire par un des plus grands groupes de rock du monde ? (n'en déplaise à certains gratte papiers véreux de Rock & Frock)

Chanson de 1975, issu de l'album "A Night At The Opera" et régulièrement présente dans tout bon classement célébrant les plus grandes chansons de tous les temps, bien souvent entre la 1ère et la 5ème place. Classé number one l'année de sa sortie dans près de 10 pays, le morceau réussit l'exploit de se retrouver à la première place en 1991 en Grande-Bretagne et en Irlande, juste après le décès de Freddie Mercury. Souvent imité, jamais égalé, voilà l'exemple même de l'opéra-rock dans toute sa splendeur. Une structure sans refrain qui échappe à tous les canons de l'époque et une durée de près de 6 minutes qui aurait pu être un suicide commercial : mais le talent et la maestria ne se soucient guère de la froideur des statistiques, le succès de ce morceau intemporel en est l'éclatante preuve.


Queen - Bohemian Rhapsody
envoyé par Doflamingo. - Gag, sketch et parodie humouristique en video.


Je reviendrai plus en détail sur la bio du groupe à travers d'autres très chouettes clips que le quatuor nous a laissé tout au long de leur carrière. Mais que tout cela ne vous empêche pas d'apprécier deux hommages à cette chanson mythique : un extrait de "Wayne's World" (excellent !) et une parodie fameuse des Muppets (toute récente, toute belle en plus !)

Enjoy les aminches, et soyez heureux !


Extra bonus, la version du Manualist (un peu de prout prout,ça détend ^^)