Du vieux, du kitsch, du scopitone, du pourri, de la belle beauté, de la captation scénique ou télévisuelle... bref un fourre-tout de ces jolies p'tites bêbêtes audiovisuelles qui me tiennent à coeur ^^ Open Bar à tous, les z'enfants ! (Tous les clips sont trouvables en cliquant sur les titres... Et un grand merci à tous les posteurs de clips sur Youtube, Dailymotion et consorts ^^)
Chanson géniale (je crois que je la préfére encore plus qu'à l'époque de sa sortie), clip marrant comme tout (pasticher Benny Hill et faire des références à Queen dans le même clip c'est pas souvent) : bref un monument de la brit-pop des années 1990, servi à mon sens par son plus beau représentant, la bande à Damon Albarn.
Tiré du merveilleux "The Great Escape", le clip est réalisé par Damien Hirst, un artiste contemporain dont c'est la seule intrusion dans le monde du vidéo-clip (plutôt bien pour une seule fois d'ailleurs).
Super tube dance de l'été 1995, ce morceau du groupe de dance allemand "La Bouche" demeure d'ailleurs à ce jour leur plus gros succès, trustant les places de numéro 1 sur plusieurs continents. Duo formé par la regrettée Melanie Thornton (qui pousse aussi des vocalises avec le groupe Le Click et leur fameux "Tonight is the night"), disparue en 2001 dans un accident d'avion, et du rappeur Lane McCray, ils avaient enflammé les pistes de danse également avec "Sweet Dreams", autre excellent tube dance de cette époque riche en tubes fournis en BPM.
Deux versions vidéos de ce hit, disponible sur leur tout premier album "Sweet Dreams" sorti en 1995.
C'est une véritable gageure de trouver une belle pochette d'un tube eurodance des années 90, et c'est pas encore pour celle là (le minimalisme a parfois du bon, mais là faut reconnaître que c'est moche !)
Plongée en plein été 1995, un été d'insouciance pour ma part, la transition entre le collège et le lycée, bref le passage d' un âge d'or révolu à la découverte d'une époque âpre, boutonneuse et pénible : mais on en est sortis vivants et avec moins de boutons c'est ce qui compte ^^.
Bref, l'été 95, c'était l'occasion d'écouter des tubes dance, techno, electro tous azimuts, une époque où la FM était régi par les dance floors (un peu comme aujourd'hui d'ailleurs, mais avec un côté un peu plus sympathique et artisanale que la bouillasse que l'on ressert à l'envi et jusqu'à plus soif). D'ailleurs, y avait souvent près de la moitié du Top 50 qui était envahi par des morceaux qui cartonnaieent en discothèque (l'époque Scatman, La Bouche, E-Type, Corona, Mn8, Masterboy et consorts...)
Et donc, il y avait les Nightcrawlers, un duo de house anglais composé de John Ried (DJ et chanteur) et Roy Hay, l'ancien batteur de Culture Club.
Leur gros tube, c'est Push The Feeling On, qui date de 1992, mais dont la version n'était pas très réjouissante. Non pas que j'ai aimé la version à succès de 1995 (loin s'en faut, les EUH à répétition avaient tendance à me gonfler sérieusement), mais il a été le déclencheur de pas mal de fous rires à l'époque, donc ça demeure un truc rigolo à se souvenir... Et puis il faut reconnaître que la recette avait fonctionné avec des morceaux assez proches comme ceux de Robin'S, pour ceux qui s'en souviennent. Le clip est un défilé coloré de personnes, dont le chanteur qui a une véritable tête à claques.. courage pour aller jusqu'au bout de la vidéo d'ailleurs ^^
Cet après midi, j'ai fait une terrible erreur : j'ai écouté le dernier album de Sugar Ray, intitulé "Music For Cougars" sorti l'an dernier. Je m'étais évité ça jusqu'alors et là aujourd'hui un moment de faiblesse... Bref, je n'ai qu'une chose à dire : merci de ne pas l'avoir sorti en France ! La chanson de plage synthétique peut avoir son charme, mais quand il n'y a absolument aucun effort de fait sur les mélodies, franchement les mecs...
Bref, passons cette déception à demi surprenante pour qui a un poil aimé ce groupe qui a illuminé la France à la fin des 90's avec deux gros tubes : "Fly" et "Every Morning". En effet, l'avant dernier album en date "In The Pursuit Of Leisure" était très moyen, à grands renforts de boîtes à rythmes, de reprises fades et de duos avec Shaggy plus que limite, mais il avait au moins le mérite de posséder quelques chansons correctes pour une petite moitié de l'album...
Enfin bon, on va pas refaire l'histoire, what's done is done comme on dit chez les Quakers. Non tout ça pour dire, qu'il y a très longtemps, à Newport Beach, un groupe de rock comme on en fait plus, aux accents métal et punk, puis pop, s'est formé sous le nom de Sugar Ray. Ils étaient jeunes, foufous, insouciants, bref sans trop de limites ni de concessions : un bon groupe des années 90 quoi !
Ils sortent en 1995 "Lemonade and Brownies", un excellent album éclectique, navigant largement entre des trucs bien bourrins ou très calmes ou bien funkys (ou les 3 à la fois ^^): un mélange des genres super plaisant, mais qui n'a pas cassé la baraque à l'époque. Il aura marqué plus par son visuel, utilisant l'actrice Nicole Eggert (la petite Summer Quinn dans Alerte à Malibu, mais surtout la divine Jamie Powell dans la sitcom Charles s'en Charge... ah la grande époque du Club Do (soupir)) dans une pose plus que suggestive et disons le franchement plus que pas couverte du tout... En d'autres termes, une très belle pochette ^^
Le titre que je vous propose aujourd'hui c'est "Mean Machine", une bonne vieille machine de guerre bien bourrine et enjouée, au clip bien fondu (des chiens, des vinyls et des instrus sur une patinoire, c'est pas souvent, faut le reconnaître). Une vidéo réalisée par leur pote et producteur McG, un type qui s'est mis à la réalisation et la production de blockbusters depuis (Charlie et ses Droles de Dames, Terminator 4,...).
Et en cadeau, un autre clip de cet album, "10 Seconds Down" toujours réalisé par McG (pour ceux qui aiment la viande...)
Je reviendrai plus tard sur leur percée internationale et française notamment, avec des titres moins agressifs, mais quand même très sympathiques... Et j'éviterai de dire des méchancetés, mais quand même, ce dernier "album" que vous avez pondu m'a fait de la peine, les gars : enlevez vos espadrilles et les protège-oreilles, et rejouez bordel !!
Wouh ! Tous en club discothèque avec cette merveille de 1995, complètement excellente et qui n'a toujours pas pris une ride aujourd'hui !
Un bon petit sample extrait d'un morceau disco de Chicago ("Street Player", 1979) et un bon mid tempo bien funky par dessus, et on obtient un des tubes des années 90, qui aurait peut être pu décrocher les étoiles en France, s'il n'avait pas été devancé par des poids lourds comme Céline Dion et John Scatman.
Avec en prime un clip bien rigolo, et entraînant, fait par un jeune louveteau à l'époque, un certain Guy Ritchie.
La honte, j'ai toujours pas parlé du Boss. Bruce Springsteen, l'Amérique personnifiée en chanson et en rock dans ce qu'elle a de meilleur, un type qui devrait être inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco tellement il est bon. Plus de 35 ans qu'il enchante les oreilles des States, et les nôtres aussi par la même occasion.
Ici, nous sommes en 1995, et Bruce vient juste de sortir un greatest hits. Pour l'occasion, il a composé plusieurs titres inédits, dont "The Ghost Of Tom Joad", qui lui a été inspiré par la lecture et la vision des "Raisins de la Colère", très beau livre de Steinbeck et très beau film de John Ford avec l'extraordinaire Henry Fonda dans le rôle titre (pareil faudrait que je le regarde, ça fait un bail que je l'ai pas vu). Traitant de la Grande Dépression de la fin des années 20, cette oeuvre répond aux critères sociaux chers à la plupart des chansons du Boss.
Le souci, c'est que les sessions d'enregistrement avec son groupe fétiche "The E Street Band" ne lui plaisent guère pour ce titre. Alors il décide de la garder pour plus tard : ce sera pour un album acoustique, un disque épuré et magnifique qui renoue avec les heures de gloire de Bruce. C'est un peu son "Nebraska" des années 80 toutes proportions gardées.
Le clip n'a semble t'il rien d'officiel, mais cet espèce de vision noir et blanc dans un rétroviseur de photos et d'images prises ca et là vont remarquablement bien avec le son.
En cadeau, la reprise des "Rage Against The Machine" qui interprète à la manière musette-symphonique cette magnifique chanson : une terrible version d'un calme et d'une tranquilité particulièrement apaisants...
Et puis un duo assez exceptionnel entre le Boss et Tom Morello
J'aurai pu mettre la version de Nickelback (oui, j'aurai pu...).
Ah 1995, le début du lycée, le début du Biactol, le début de la fin... Mais bon, y avait de la bonne musique aussi, ça permettait de se détendre un peu. Green Day faisait parti de ces petits moments de plaisir durant cette période "rigolote" qu'est l'adolescence... Et dire que les ados d'aujourd'hui écoutent du Green Day d'aujourd'hui... Pas à dire, mais on a eu du pot à cette époque.
En 1995, sortie d'Insomniac, pour moi le meilleur album du trio californien emmené par Billie Joe Armstrong à la guitare et au chant, Mike Dirnt à la basse, et Tré Cool à la batterie. Pour faire suite au succès incroyable de "Dookie" l'année précédente, Billie et ses potes décident de remettre le couvert, mais encore plus énervés, avec des morceaux encore plus rapides, courts, pêchus : 14 titres, 32 minutes de bonheur sans temps mort, un album qu'on écoute avec plaisir 4 ou 5 fois d'affilée : que demander de plus, du punk rock, du vrai !
Présentement, je vous propose le clip du 2ème single de l'album, "Stuck With Me", mélange de N&B et d'animations faites avec les collages que l'on doit à Winston Smith, artiste délicieusement rétro qui a confectionné la pochette des singles et de l'album, et de tout un tas d'autres groupes de rock indé US dans les 90's. Un clip bien pêchu, qui se marie avec merveille avec l'énergie débordante de la chanson.
En bonus, "BrainStew/Jaded", deux morceaux juxtaposés, un très calme pour l'époque et un bien enervé, une vidéo contrastée mais très plaisante.
Aujourd'hui, Green Day a gardé son nom d'origine, mais a mis du rimmel et ne fait plus vraiment la même musique qu'autrefois : autre temps, autres moeurs... Tant pis, ça n'empêche qu'à une époque, c'étaient des génies du punk.
Un peu de rock joyeux, si ça ne vous dérange m'sieurs dames, avec un de mes chouchous depuis l'âge du Biactol. Nous sommes en 1995, et la planète musique voit arriver 3 drôles de types avec un son, un rythme, et des paroles bien secouées qui n'appartiennent qu'à eux : "Ladies and Gentlemen, The Presidents Of The United States Of America".
Les Pres' (on abrège, ça évite que le nom du groupe prenne une ligne), c'est un trio qui a cartonné avec leur 1er album éponyme, confirmé avec un très bon II (au succès plus restreint), splitté en 1998 pour s'occuper de leurs marmots, reformé en 2000 et refait 3 albums depuis. Au total 5 albums studios + 1 de lives, reprises, et faces B (l'excellent "Pure Frosting") pour un groupe qui ne se revendique nullement sex and drugs (ce sont des pères de familles bien rangés) mais par cont' complètement rock'n'roll, tendance joyeuse, fun et gentiment barrée. Depuis les débuts du groupe, un seul changement avec le départ de Dave Dederer (guitbass) remplacé par Andrew McKeag sur le dernier album. Sinon le patron Chris Ballew et le batteur Jason Figg sont toujours fidèles au poste, et on attend gentiment le prochain album, parce qu'y a pas de raison qu'ils s'arrêtent en si bon chemin...
Je vous présente ci-joint le clip de "Peaches", un des trois gros tubes de leur 1er opus, avec "Lump" (leur plus gros tube) et "Kitty" (au clip caméra subjective chaton plutôt sympathique). "Peaches" est une excellente chanson, avec une bonne cassure au milieu pour un changement de rythme fameux qui s'enflamme comme il faut.
Au passage, un clip réalisé par le fiston Coppola, Roman, qui est dans pas mal de bons coups en ce qui concerne les vidéos musicales. Le clip a la même structure que la chanson, un début tout calme et un peu barré quand même, et une seconde partie déchaînée et complètement barrée.