Du vieux, du kitsch, du scopitone, du pourri, de la belle beauté, de la captation scénique ou télévisuelle... bref un fourre-tout de ces jolies p'tites bêbêtes audiovisuelles qui me tiennent à coeur ^^ Open Bar à tous, les z'enfants ! (Tous les clips sont trouvables en cliquant sur les titres... Et un grand merci à tous les posteurs de clips sur Youtube, Dailymotion et consorts ^^)
J'adore les clips avec des parcs d'attraction, j'adore la Dance, Culture Beat était mon groupe préféré de Dance en 1993 : j'étais donc obligé de vous montrer ce clip à l'imagerie hautement connoté 90's.
"Got To Get It" est le 2ème single issu de "Serenity", le 1er album de ce groupe allemand, produit et fondé par le DJ Torsten Fenslau, malheureusement décédé fin 1993, expliquant sans doute l'absence de confirmation du groupe après cet album multi-vendu. Les deux chanteurs sont Tania Evans, anglaise, et Jay Supreme, l'américain rappeur aux yeux exorbités.
On évoquera le 1er single, "Mr Vain", un dimanche dans quelque temps ^^(puisque le cahier de charges instauré est ainsi fait...)
Intéressons nous aujourd'hui à l'âge d'or de la dance, je veux parler de l'année 1993, où quasiment toute l'année fut trustée par des tubes de 2 Unlimited, Haddaway, Culture Beat, et l'émergence de plein d'autres groupes. En mai 1993, l'arrivée de 4 suédois, la fratrie Berggren composée de Jonas, Linn et Jenny, accompagnée de Ulf Ekberg. A l'image du groupe ABBA, ils ont méchamment cartonné et marqué les années 90 avec un nombre de tubes assez conséquent et un album "Happy Nation", qui deviendra "The Sign" par la suite, multi vendus.
"All That She Wants", ce mix savant de reggae et de rythme un peu plus dance, a été numéro un dans plus de 10 pays, et seulement 2ème en France pendant l'été (je pense qu'il a été 1er dans le classemnt Multitop des frangins Noël sur Meuh 6, mais j'arrive pas à trouver l'info...). Mais toujours est il qu'il a allégrement dépassé les 250 000 galettes vendues dans l'hexagone...
Ecrit par les 2 gars du groupe, chanté par Linn (Jenny ne fait rien sur ce morceau), le morceau bénéficia d'un clip assez passe partout pour l'époque, mettant plutôt en valeur Linn et peu le restant du groupe... Pas le plus grand clip de la décennie loin s'en faut...
En 1993, Jean-Michel Jarre signe un très grand album, "Chronologie". Une ode au temps, un disque qui forme une boucle comme à la glorieuse époque d'un certain "Oxygène".
Le morceau le plus connu, c'est la partie 4 (vous remarquerez que JMJ aime le chiffre 4, ses plus grandes compositions portent ce chiffre, Oxygène 4, Equinoxe 4, Rendez-Vous 4). Une pièce de 4 minutes qui est illustré à merveille par le clip qui reprend la technique de la Chronophotographie, un peu l'ancêtre de la capture de mouvements (aka motion capture)
Sans doute ma chanson préférée de u2 des années 90... Issue de l'album "Zooropa" de 1993, album qui avait surpris nombre de personnes par son côté expérimental et alternatif, bien que "Achtung Baby" avait déjà bien montré la voie auparavant.
Le clip de cette merveilleuse chanson est réalisée par Wim Wenders, qui a inséré à l'intérieur de la vidéo des images du film "Faraway, So Close" avec sa muse Nastassia Kinski, qu'on peut entrapercevoir d'ailleurs. Un bien beau clip en noir et blanc, avec quelques touches de couleur, et un côté bien mélancolique... mais le morceau est si chouette qu'en fait, c'est pas grave et c'est même beau.
Selon Bono, il s'agit d'une de leurs chansons préférées de leur répertoire : hé ben s'agirait de la défendre un peu plus, et de la chanter plus régulièrement en concert, parce que finir un concert là dessus, ç aurait autrement plus de gueule qu'un Moment of Surrender les mecs !
Voilà, c'était pour se rappeler le temps où U2 tentait des trucs un peu spéciaux, sans se flatter le popaul comme ils le font aujourd'hui, une époque où ils faisaient plus de musique que de comm'.
Three o´clock in the morning It´s quiet and there´s no one around Just the bang and the clatter As an angel runs to ground Just a bang and a clatter As an angel hits the ground BANG !
Ouais hein, elle fait mal aux yeux la pochette... Ben c'est la dance à papa des années 90 ça, flashy, parfois un peu trop... Par contre, le morceau, what a panard ! (pour ceux qui ont aimé ou aiment l'eurodance bien sûr).
"Tribal Dance" c'était le 2ème single de leur 2ème album sorti en 1993, le tubesque "No Limits", qui comprenait 5 tubes d'envergure : "No Limit, "Tribal Dance", "Faces", "Maximum Overdrive" et "Let The Beat Control Your Body". Le clip est assez excellent également, après le flipper de "No Limit", le faux jeu vidéo tribal avec les effets spéciaux qui vont bien... Ray semble comme un poisson dans l'eau et Anita dégage vraiment bien dans son petit costume (c'est fou ça, j'étais pas plus fan que ça pourtant à l'époque... les oeillères de la jeunesse dirons-nous ^^)
Allez, on se laisse tous envahir par la puissance de la force de la danse tribale.. Wouh !!!!!
Soul, house, hip-hop and blues It doesn't really matter which music you choose Start up a dance this is your chance To come with me and do the tribal dance
Ouh, et en cadeau, un p'tit revival qui fait plaisir, même si ça vaut pas et de loin leurs grands morceaux d'antan : ils ont un peu vieilli, un peu forci, mais même en faisant des trucs moins chouettes, ils me sont toujours aussi sympathiques... Et comme ils se sont fâchés avec les producteurs belges, ils s'appellent plus "2 Unlimited" mais tout bêtement "Ray & Anita", et ça leur va bien. Le 1er single est sorti il y a quelques jours et il s'intitule "In Da Name Of Love" (le clip est pas exceptionnel mais bon...)
Tiens un petit passage en 1993, en pleine hégémonie dance avec un peu de powerpop US et the Posies.
Ouais en 1993, c'était portion congrue pour la pop et compagnie, on commençait plutôt à exploiter les boums boums de la dance, un peu d'électro, quelques ballades sirupeuses. Et puis y avait quelques groupes comètes qui balançaient un petit morceau pas dégueu de ci de là : comme "Dream All Day" qui n'avait rien d'exceptionnel, mais qui remplissait bien le cahier des charges et c'était sympa d'entendre un peu autre chose aussi, il faut le reconnaître.
The Posies, c'est un quatuor de Washington formé en 1986 et qui existe toujours aujourd'hui. Le titre présenté ici fut leur plus grand succès, le seul qu'on ait entendu en Europe d'ailleurs. Aujourd'hui le groupe perdure toujours dans d'autres formations dont font parti les membres (plusieurs dans un groupe norvégien, un autre qui tourne avec REM).
The Posies est surtout connu dernièrement pour avoir offert deux titres gratos avec Windows Vista (pas bien terrible d'ailleurs...)
Le clip n'avait rien d'exceptionnel mais me rappelle de chouettes souvenirs. Donc enjoy... ou pas ! ^^
Aujourd'hui, remémorons nous (si vous le voulez bien) un chouette groupe français des années 80-90 : L'Affaire Louis Trio (de gauche à droite sur la pochette, Vincent, Hubert et François).
Comme son nom l'indique de manière explicite, 3 accolytes composaient ce trio : Hubert Mounier (chant, guitare), son frère Vincent (guitare, basse, voix) et François Lebleu (claviers, batterie). Le groupe commence en 1979 à Lyon, avec les frangins Mounier, sous le nom de Cleet Boris. Ce nom sera le surnom d'Hubert au sein du groupe, tandis que Vincent sera Karl Niagara. En 1981, François les rejoint et choisira le doux patronyme de Bronco Junior. En 1982, ils changent de nom et deviennent pour près de 15 années l'Affaire Louis Trio. Jusqu'en 1987, ils navigueront dans les petits festivals, écumeront les bars et les petites salles avant de rencontrer un gros succès, avec l'album "Chic Planète". Album survitaminé à l'influence cartoonesque et mambo (voire cha cha cha), il contient les tubes "Tout Mais Pas Ca" (Tais toi, tais toi...) et "Chic Planète" (Dansons dessus, oh oh oh oh !). Hubert étant un grand fan de BD (notez la p'tite houppette à la Tintin), il en sortira même une en 1986, Le Temple de la Paix, mettant en scène les 3 compères.
Les années passeront sans que le succès ne faiblisse dans les années 80 (Victoire de la Musique 1987 pour la Révélation de l'Année) et c'est en tout 6 albums studios et un best-of que l'Affaire sortira. Vincent quitte le groupe en 1995, et l'Affaire, qui sort des albums très travaillés mais au succès beaucoup plus modeste, se dissout en 1998. Hubert Mounier continue une carrière solo (2 jolis albums studios et un album qui revisite les grands morceaux de l'Affaire "Affaire classée)", François Lebleu l'accompagne sur ses albums aux claviers et à la batterie. Vincent Mounier, quant à lui, a bossé avec Etienne Daho, Dani ou encore Elli Medeiros....
Mais pour moi, l'album qui retient tout particulièrement mon attention aujourd'hui, c'est "Mobilis In Mobile", de 1993. Vibrant hommage à l'imaginaire de Jules Verne, il contient 17 morceaux de très belles factures, dont certains sont relativement vibrants et touchants. Des mélodies magnifiques, de très beaux textes ("Loin","Le Lit d'Hélène", "Champ d'Honneur", "Vers des Jours Meilleurs", chanté par Vincent), pour une atmosphère beaucoup plus posée et mélancolique (fini l'ambiance vitaminée et les flons flons des cuivres et synthétiseurs, place aux jolies guitares, aux cordes et aux choeurs).
La chanson "Mobilis in Mobile" (une belle 19ème place en mai 1993 au top 50, pendant une période très dance) et son clip, réalisé par le tandem Olivier Guntzel et Florence Deygas, font un peu parti des choses qui me procurent une petite sensation douce-amère, entre la joie d'entendre et de voir quelque chose qui passe les années sans vieillir et qui me touche toujours de la même façon, et d'autre part la petite mélancolie d'une époque révolue : et oui c'est ça la vie !
Je vous souhaite une belle écoute et un beau visionnage d'une de mes petites madeleines à moi.
Enfin, une petite pensée pour François Lebleu qui nous a quitté en 2008 à seulement 43 ans.
Salut à tous ! Ce soir il fait froid, il fait frisquet, c'est le joli mois de décembre qui arrive ! Alors quoi de mieux que remonter 16 ans en arrière, en décembre 1993, et de causer de notre plus grand rappeur français, avec un excellent titre, et bien sûr un excellent clip : "Nouveau Western"
Tout d'abord, force est de reconnaître que ce morceau est le cauchemar des adeptes du blind-test : le sample de "Bonnie and Clyde" qu'il contient (et notamment son intro) sont tellement identiques qu'on ne sait jamais à quel titre on a affaire (à moins d'avoir une oreille bionique qui détecte les différences de compressions analogiques, ce qui est complètement glucose). Il est certain que dès que Claude entame la chansonnette, il est par contre difficile de le confondre avec l'organe de l'homme à la tête de chou.
Mc Solaar (de son vrai nom Claude M'Barali) sort en 1994 son 2ème opus "Prose Combat", excellent album (réalisé une nouvelle fois avec son grand poto Jimmy Jay) qui comporte de très chouettes chansons, comme "Séquelles", "La Concubine de l'Hémoglobine" ou encore "Obsolète", et qui relève le défi de faire aussi bien sinon mieux que son 1er effort "Qui sème le vent récolte le tempo", dont son 1er tube "Bouge de là" est extrait. Entre les deux albums, sa cote franchit allégrement l'Atlantique et il rencontre notamment le grand rappeur US Guru, avec qui il enregistrera un chouette duo "Le bien, le mal".
Revenons en à ce chouette clip, réalisé par Stéphane Sednaoui, grand nom français du clip (quelques petits artistes indépendants à son actif, du style U2, Red Hot Chili Peppers, Madonna, Björk, Depeche Mode, Alain Souchon,...) et dont je pense vous montrer d'autres travaux dans un avenir proche. Un clip tourné entre Paris, New-York et le Texas, et mettant de très chouette manière en avant la mise en abyme (le coup de la boîte aux lettres à la fin, j'adooooooore). Un clip visuellement très marquant et vraiment connoté 90's avec ses grands travellings et le côté passager et purement figuratif de ses protagonistes.
Le morceau rencontra un vif succès, 4ème au top 50 début 94 : il est la preuve qu'on peut faire du rap en étant relativement inventif, et sans utiliser les poncifs harangueurs de ces joyeux contemporains de Suprême NTM (oui j'ai toujours été plus pour Claude Mc et Alliance Ethnik que pour les types qui frappent des singes).
Voili voulou, je vous laisse apprécier (ou pas, vous z'avez le droit) ce chouette morceau et ce joli clip, victoire de la musique du vidéo clip en 1995. Amusez-vous bien et soyez heureux !