Du vieux, du kitsch, du scopitone, du pourri, de la belle beauté, de la captation scénique ou télévisuelle... bref un fourre-tout de ces jolies p'tites bêbêtes audiovisuelles qui me tiennent à coeur ^^ Open Bar à tous, les z'enfants ! (Tous les clips sont trouvables en cliquant sur les titres... Et un grand merci à tous les posteurs de clips sur Youtube, Dailymotion et consorts ^^)
48ème, Michel is back ! C'est là qu'on reconnaît les artistes d'exception : double présence dans un classement historique, pochette d'anthologie (mais qu'est-ce qui s'est passé ????) et chanson qui fut numéro un des hits parades 2 semaines durant l'été 84, tout en créant la polémique avant même que le classement de C+ n'existe.
Une chanson qui s'inscrivit dans l'actualité de l'été 1984, comme le souligne fort bien cette chronique de Bertrand Dicale et qui participa au retrait du projet de loi Savary, visant à regrouper l'ensemble de l'enseignement sous le chapeau exclusif de la laïcité.
Michel est tellement balèze qu'il fait démissionner les ministres :)
Le titre arrivant en fin de vie le 03/11/1984, ce fut son unique semaine de présence au Top 50
Images d'archives provenant d'une petite émission de TF1 consacrée aux clips, Clignotant. Michel cloppe, l'ingé son donne tout à sa table, une vidéo de toute beauté ^^
Et en bonus, la face B, Los Angelien (avec un synthé magnifique :)
Oui, hein, ça fait un bail. Je crois qu'on peut même dire un an. C'est fou ce que le temps passe vite quand même.
Bref, fêtons ça avec Herbert Léonard, le chanteur de ces dames, et le tube de la renaissance en 1981, après plusieurs années de traversées du désert. Une rencontre providentielle avec un jeune auteur-compositeur que vous connaissez bien, puisqu'il anime un jeu de culture générale tous les soirs à 18h sur France 3 (mais si, ce jeu avec les fiches jaunes et l'indice chez vous).
Le phénix renaît de ses cendres pour le coup, car paf, Herbert dompte les charts français et sera numéro un pendant 6 semaines avec cet hymne au plaisir, qu'on fredonne toujours un petit coup de temps en temps, soyez honnêtes ;-)
2 captations pour l'occasion : la première, de nuit, lumineuse et venteuse, en costard noeud pap', la grande classe !!
La seconde, en plateau et en live (pas de play-back pour Herbert, c'est un pro)
Puis pour le plaisir (ahah), une rapide prestation du fameux auteur de cette magnifique chanson
(rendons à César ce qui appartient Julien)
Pour être complet, allez faire un tour sur le site d'Herbert, vous découvrirez peut être qu'il est une des références encyclopédiques sur tout ce qui touche à l'aviation soviétique de la 1ère partie du XXème siècle (10 bouquins à son actif).
Voilà, et merci à toutes et à tous pour votre participation en commentaires pour des précisions et/ou rectificatifs. Promis, je m'en vais corriger toutes les approximations que j'ai pu commettre.
Et promis aussi, j'essaierai aussi de reposter quelque chose avant avril 2013.
Le 11 février 1989, c'est une grande première qui marque l'histoire du Top 50 version Canal. En effet, jamais aucun titre n'était venu se classer directement numéro 1. C'est chose faite avec Charles Aznavour et toute sa troupe pour rendre hommage aux innombrables victimes du séisme ayant touché l'Arménie encore Soviétique à cette époque là, en décembre 1988.
Dans la grande lignée de la chanson humanitaire française, à l'instar des Chanteurs Sans Frontières ou des Restos du Coeur, un large panel de célébrités va venir donner un peu de son temps suite à l'appel du grand Charles : des chanteurs et chanteuses bien sûr, jeunes ou moins jeunes, vedettes éphémères (Animo, Kimera, Rachid,...), stars confirmées (Michel, Eddy, Johnny, Renaud, Dick, Adamo, Serge Lama...), baby stars (Florent Pagny, Vanessa Paradis,...). On y trouvera également des acteurs (Jacques Weber, Pierre Richard, Robert Hossein, le célèbre couple de Maguy, Rosy Varte et Jean-Marc Thibault), et des animateurs (Patrick Sabatier, Michel Drucker et Jean-Pierre Foucault).
Bref, du beau, du très beau linge, pour une mise en scène parfois un tantinet ridicule, et qui prête parfois à rire (le quintette Mireille Mathieu- Herbert Léonard-Images est assez exceptionnel)... et que dire du duo Johnny-Eddy qui minaude et beugle plus que de raison (ce "Oh Arménie" lancé par Johnny à la fin du morceau est également d'un bon goût totalement prononcé je trouve). Heureusement, certains artistes demeurent d'une sobriété qui sied un peu plus à ce genre de message.
Mais cela n'enlève rien à l'intention de départ qui est à saluer : les Français achèteront en masse ce 45 Tours, puisqu'il demeurera 10 semaines en tête, et ce malgré une pochette pleine de coquilles (Félix Gray et Véronique Jannot auront apprécié à l'époque je pense...)
En cadeau, veuillez trouver ci-joint deux autres morceaux sortis dans la même mouvance ; tout d'abord une reprise de Marvin Gaye signé du collectif Life Aid Armenia (on y reconnaîtra notamment Boy George et David Gilmour...
Puis une reprise de Deep Purple avec le Rock Aid Armenia (avec Roger et Brian de Queen, encore David Gilmour, Ian Gillan et Ritchie Blackmore de Deep Purple, Tony Iommi de Black Sabbath, Paul Rodgers, Bryan Adams et l'inénarrable Bruce Dickinson, le fabuleux aviateur-bretteur-chanteur d'Iron Maiden)
10 semaines plus tard donc, Charles Aznavour laissera sa place à un mégamix d'un bon vieux groupe Disco, encore une grande première...
To Be Continued...
PS : ah oui, et celui qui n'a jamais compris "ALAAAASKAAAAAA" à la fin du morceau me jette la première pierre ^^ (en fait c'est Hayastan, qui veut dire Arménie...)
Début 1989, c'est le fiston Smet, batteur de son état originel, qui prend le pouvoir et les rênes du top 50, pour une durée de 5 semaines.
"High" c'est plein de vieux souvenirs ; un David braillard assis au piano, une ambiance gospel avec cette colombe magnifique qui volète aux quatre coins de l'édifice religieux... Bref, beaucoup mieux que la Vilaine Fermière qui l'avait précédé.
Le début de la gloire pour le fiston Hallyday, qui après une carrière de batteur anonyme et d'acteur aux States très confidentielle, réussit avec un album entièrement en anglais - "True Cool" - à devenir prophète en son pays... Chapeau à lui... (j'ai une certaine sympathie pour ce garçon qui demeure avec Shola Ama mon 1er artiste vu en live..., vive les podium Ricard-NRJ gratos ^^)
5 semaines en tête, une belle perf' qui sera brutalement stoppée par un collectif humanitaire qui déboulera directement à la place de number one, du jamais vu dans ce classement jusqu'alors...
Le 3 décembre 1988, l'année se termine comme elle a commencé au sommet du Top50 avec un titre et un clip que je n'aime pas du tout... Mylène Gautier, native du Québec mais chanteuse française à part entière, accède au trône avec un nouveau clip à l'allure de court-métrage signé de son fidèle mentor Laurent Boutonnat.
Je n'enlèverai rien aux qualités intrinsèques de la réalisation du clip, on sent qu'il y a des moyens, et qu'ils se sont justement donnés les moyens de leurs ambitions (500 figurants et 3 millions de francs de l'époque, c'était une somme). Après, les pseudos histoires de fesses de la Vilaine Fermière, ça m'a toujours gentiment facilité le transit intestinal, pour rester poli... Mais après tout, elle avait déjà montré la voie avec Libertine, autre pierre angulaire du clip farmeresque de l'époque (et du clip des années 80 tout court, il faut bien le reconnaître...).
Je n'ai trouvé qu'une version courte de 8 min, la version complète faisant tout de même ses 17 minutes...
Issu de l'album "Ainsi Soit-Je", le titre restera 5 semaines en tête et clôturera les classements de l'année 1988, qui fût vraiment à titre personnel une année bien médiocre musicalement parlant. Heureusement l'année 1989 sera d'un autre tonneau, commençant d'entrée de jeu par l'arrivée du fiston d'un grand nom français...
Le 29 octobre 1988, nos deux vrais-faux tourtereaux Elsa et Glenn sont détrônés par un morceau à haute teneur hispanique, reprise d'un standard péruvien (ou argentin ça dépend des sources...) "Que Nadie Sepa Mi Suffrir", qui fût adapté un peu plus tard et popularisé en français par la grande Edith Piaf, que le monde entier nous a toujours envié, sous le titre de "La Foule".
Alors pour rendre hommage à l'originale et à la version française, quoi de mieux que de la réinterpréter en espagnol par un français ? C'est en effet François Berthelot, homme de radio français, qui se cache derrière ce court pseudonyme de Paco. Chapeau à lui et à ses producteurs d'avoir eu cette idée lumineuse, car le titre restera tout de même 5 semaines tout en haut des charts français, ce qui pour une reprise est une bien belle performance (enfin je dis ça, mais Los Lobos et Glenn Medeiros avaient déjà fait parlé la poudre en reprenant un standard).
Bref, un tube et un seul, la carrière de Paco fût vraiment de courte durée. Le clip est un long travelling ininterrompu de 3 minutes, quelque chose d'assez original d'ailleurs dans la production clipesque de l'époque. Dernier détail franchouillard, nous ne sommes pas en Espagne, mais devant un mur de Vitry, dans le Val-De-Marne.
François "Paco" Berthelot cèdera son poste début décembre à une Québécoise d'origine, dont les cheveux roux et le goût de la provoc' ont marqué la fin des 80's de manière durable (et ça continue encore aujourd'hui d'ailleurs...)
Le 17 septembre 1988 se produit quelque chose d'inédit dans l'histoire du top 50, mais au final très prévisible : l'avènement d'un duo de deux anciens numéros 1 qui, en conjuguant leurs efforts, décrochent également la timbale. Ces deux de la musique des 80's, ce sont Elsa et Glenn Medeiros, respectivement 15 et 18 ans au moment des faits.
Car oui, la grande question de l'époque était sur toutes les couvertures des Star Club et OK Podium de l'époque "Elsa et Glenn sortent-ils ensemble ?". A priori, on s'en tamponnait quelque peu le coquillard si vous me passez l'expression, il faut surtout dire bravo aux producteurs d'avoir senti le bon filon pour faire vendre et de la galette, et du journal avec les p'tits loups.
La chanson en elle-même répondait totalement au cahier des charges du slow de l'été, aussi bien dans le son, les paroles un tantinet mièvres (si on écoute bien d'ailleurs, Glenn peut vraiment se l'accrocher derrière l'oreille pour le coup..., sympa Barbelivien pour les paroles ^^), et une imagerie dans le clip faite de sourires béats, de ballades par tous les moyens de transports possibles et imaginables, et une garde de robe très particulière pour Glenn (chaussures blanches et pull sur les épaules...). Bref, on rigole bien quand même !
En cadeau bonux, la version full english, "Love Always Finds A Reason"
Ce petit manège de vrai-faux semblant durera 6 semaines, avant qu'un vrai-faux espagnol ne s'empare de la couronne avec une reprise d'Edith Piaf, qui avait elle même repris un classique de la musique de l'Amérique du Sud
Ca fait très longtemps que je veux poster ce morceau, sans doute un des tout meilleurs des années 80. Malheureusement, je n'arrive pas à trouver le clip d'époque en bonne qualité, et j'ai bien l'impression que c'est peine perdue. Il faudra donc se contenter d'une version très étouffée et à la qualité vidéo peu probante, mais c'est toujours mieux que rien (et merci beaucoup à la personne qui l'a postée sur youtube d'ailleurs ^^).
Chagrin d'Amour, c'est un duo de pop franco-américain formé par Jean-Pierre Trochu, plus connu sous le nom de scène de Gregory Ken, et Valli Timbert aka Valli, chanteuse new-yorkaise.
L'essence même du rythme, des paroles fabuleuses, des métaphores dont je cherche toujours le sens aujourd'hui ("les 3-4 patibulaires qui tapent le carton dans les waters", mais pourquoi dans les waters ?), les prémisses du rap français, une basse qui claque, bref du bonheur en barre, une petite perle indépendante co-écrite par Gégé Presgurvic himself, et qui marche à tous les coups.
Un morceau intemporel, à connaître sur le bout des doigts tellement il est bon à chanter. 5 semaines numéro 1 dans les charts français en 1981.
Le 16 juillet 1988, Sandy Stevens laisse enfin la tête du Top 50 après 2 semaines interminables pour un duo de disc jockeys tout droit sorti des Bouches du Rhône, Sacha Göeller et William Picard, plus connu sous le nom désormais mythique de Début De Soirée. Un succès phénoménal de cet été là, le plus gros carton en terme de ventes de l'année 1988 avec plus d'un million de 45 Tours écoulés.
Alors bien sûr les esprits chagrins auront rapidement l'idée de rapprocher ce morceau d'autres grands succès comme ceux de Licence IV, Gold et Images, tout en célébrant de manière ironique la qualité franchouillarde du texte et de la chanson en général. Il n'empêche, 9 semaines en tête pendant tout l'été 1988 avec un tube festif, ça avait plus de tronche que des trucs bien maussades, voire vulgaires (je ne citerai personne...) auxquels on avait eu droit précédemment au début de l'année.
On appréciera le côté cheap et carton pâte du clip, une chorégraphie déchaînée, une présence féminine marquée (voire un peu trop parfois, ne regardez pas de trop près à 1'10", vous y perdriez sans doute la vue...), des accessoires vestimentaires taille XXL fameux, et des lunettes d'un goût remarquable. Quant aux petits inserts animés, c'est du domaine du rêve...
On ne pourra bien sûr pas passer sous silence le morceau de 1986 de Patty Ryan (dont on saluera la production à la Modern Talking) "You're My Love, You're My Life" qui fût tout de même une sacrée source d'inspiration pour nos sympathiques provençaux (qui a dit plagiat au fond ? ;))
Bref, quoiqu'il en soit, ce n'est qu'en Septembre que les deux gaillards laisseront leur place à un autre duo d'une mixité exquise, avec deux anciens numéros un du Top à l'âge juvénile.
PS : je vous renvoie également à cette petite merveille orientale sorti en début d'année, d'un goût totalement... (complétez par le mot de votre choix)
Pour respecter le protocole, parlons de ce 2 juillet 1988 un peu pourri, où la chanteuse écossaise Sandy Stevens prit le pouvoir en France durant 2 semaines, avec cette chanson que je trouve foncièrement nulle et particulièrement affreuse, "J'Ai Faim De Toi"
A l'instar d'une Guesch Patti, je n'ai jamais saisi pourquoi et comment un morceau aussi plan plan et fade avait pu générer autant de ventes. Plusieurs pistes cependant : la marque du slow de l'été, l'illustration publicitaire des Yaourts Chambourcy... Enfin bref, parfois il n'est pas utile d'expliquer l'inexplicable...
Heureusement (pour moi ^^), Sandy ne restera que 2 semaines (c'est trop) en tête du Top 50, et sera éjectée manu militari par un duo français, auteur d'un des morceaux les plus emblématiques, fun et enjoués des 80's.
Unique morceau marquant pour le coup, je suis pas fâché du tout...
Nous sommes le 7 mai 1988 lorsque Florent Pagny commence sa carrière de chanteur de manière fracassante en s'emparant du trône du Top 50, avec son tout premier single, "N'Importe Quoi", chanson qui relate et évoque la dépendance à la drogue. .
Après s'être essayé à la carrière d'acteur, avec à la clé quelques petits rôles mais qui ne lui valent que des rôles de jeunes loups et autres seconds couteaux, le natif de Chalon-Sur-Saône, doté d'une voix particulièrement puissante, se décide à se lancer dans la chanson. Coup d'essai, coup de maître, avec ce titre qu'il a écrit, et dont il a également réalisé le clip. Et oui, à l'époque, Florent Pagny écrivait ses propres textes, doté d'un franc parler ("Presse Qui Roule" notamment) qui lui coûtera cher un peu plus tard, et qui l'obligera à rentrer dans le moule et à demander de l'aide à de grands paroliers : c'est là qu'il perdit un peu sa liberté de penser...
Ce 45 Tours ne figure d'ailleurs sur aucun album, puisque son tout premier opus en 33 Tours ne sortira qu'en 1990.
8 semaines de gloire et de règne plus tard, il céda sa place de manière totalement incompréhensible (à mon humble avis), à une chanson que je déteste, et qui fût l'hymne d'une marque de yaourt...
Le 12 mars 1988, Sabrina et son gros bonnet cède la place à un tout jeune hawaïen de 17 ans, Glenn Medeiros : j'avoue que vu son patronyme, j'ai toujours cru qu'il était brésilien, mais en fait pas du tout...
Drôles de débuts pour le petit Glenn, qui commença à pousser la chansonnette et les vocalises dès l'âge de 10 ans, et remporta un radio crochet local avec cette reprise de 1984 de George Benson à l'âge de 16 ans. Le single trouva un petit succès au Canada (50 000 disques vendus), puis se répandit comme une traînée de poudre dans le monde entier, en trustant notamment les places de numéro 1 en Europe (Pays-Bas, France, Irlande, Angleterre).
Il faut reconnaître qu'avec sa petite voix de jeune ado, ce morceau était un slow en puissance qui allait faire fondre toutes les minettes du monde entier. Ajoutons à cela un clip à haute dose balnéaire avec ballade sur la plage, vagues qui s'écrasent sur le récif, parcours équestre au bord de l'eau à deux, puis final sur un coucher de soleil hypra romantique, La jolie petite gueule de Glenn pouvait effectivement donner du rêve. J'avoue que pour ma part, j'étais bien content de trouver une alternative un peu plus cool aux deux nénettes qui l'avaient précédées en tête du classement de C+, et aujourd'hui je suis toujours à bloc quand je tombe sur ce morceau quand je tombe dessus sur RFM ou Nostalgie.
La petite version espagnole qui allait bien à l'époque "Nada cambiará mi amor por ti"
La version de George Benson de 1984
Mine de rien, le petit aura bien cartonné puisqu'il aura occupé la 1ere place 8 semaines, pour ce qui demeure son plus grand tube en solo (oui il est possible qu'on reparle de lui dans pas longtemps, mais accompagné par une ancienne détentrice du sacre également...)
Bref, après 2 mois de domination sans partage, il cédera sa place à un autre jeune freluquet, plus français et plus rebelle (à l'époque...)
Calore sur le Top 50 le 6 février 1988, avec l'adoubement par Guesch Patti (bien fait, niark niark) de la toute jeune Sabrina Salerno, plantureuse transalpine de 19 ans, qui prit le pouvoir au coeur de l'hiver avec un tube on ne peut plus estival.
Une artiste aux potentiels musicaux et physiques proportionnels qui attira moult grands pontes et producteurs pour la suite de sa carrière tels que Stock Aitken & Waterman, le plus grand trio des 80's (Kylie, Rick Astley, Bananarama et des dizaines d'autres à leur actif) ou encore Giorgio Moroder. Mais celle que Marc Toesca appelait affectueusement "Les Gros Poumons Du Top" avec Samantha Fox, ne retrouvera jamais un succès comparable à celui de ce tube à la recette ultra répétitive mais un tantinet hypnotique. Il faut avouer que le visuel du clip a une certaine persistance rétinienne, et il est quasiment impossible de ne pas associer la chanson au clip très piscine, cocktail, maillot trop petit et gros ballon coloré...
Enfin bref moi j'étais moyennement fan, mais au moins on n'entendait plus Guesch Patti, et rien que ça ça faisait mon bonheur ^^
Un exemple de prestation live, dans une tenue particulièrement... ben à part le blouson, y avait pas grand chose quoi ^^
5 semaines en tête pour Sabrina, dont ce sera le seul numéro 1 en France, malgré des titres suivants très accrocheurs comme "All Of Me", "Hot Girl", voire une petite reprise de "Voulez Vous Coucher Avec Moi Ce Soir ?"
Mais après tout elle avait bien le droit de s'amuser cette petite. Ne jouons pas les pères La Prude !
Elle perdra sa place de numéro 1 au profit d'un jeune homme de 18 ans, au patronyme fleurant bon la Lusitanie, et qui sera l'auteur du slow de l'année qui tue.
To Be Continued ...
En extra bonus, une reprise totalement déjantée de ce bon vieux groupe de punk qu'était les Ludwig Von 88 (dont faisait parti Bruno Garcia, qui devint à la fin des 90's le célèbre Sergent Garcia). Une reprise tirée d'un album concept "17 Plombs Pour Péter Les Tubes" : si vous aimez les reprises avec de la boîte à rythmes, n'hésitez pas c'est du tout bon !
Il existe d'autres classements que celui du Top 50, comme celui d'Infodisc par exemple, qui présente certaines petites différences au niveau de la tête du hit-parade. Pour ce classement, "Là-Bas" fût 3 semaines numéro un des ventes en France, avant et après la chanson que je vous ai présenté dans le post précédent (j'arrête d'en parler et même de la nommer : j'oublieraiiiiiii ton nom ^^).
"Là-Bas", c'est la période dorée de Jean-Jacques, tout ce qu'il compose, tout ce qu'il écrit se change en or automatiquement. Cette chanson ne déroge pas à la règle, une ballade mythique des années 80 chantée avec la toute jeune Sirima, jolie chanteuse qui disparut tragiquement en 1989 sous les coups de couteau de son conjoint, juste après avoir terminé l'enregistrement de son tout premier album solo "A part Of Me"
Un clip marquant réalisé par ce bon vieux Bernard Schmitt, dans tous les bons coups dans les années 80. Clip récompensé par ailleurs par la Victoire de la Musique du CLip Musical en 1988.
"Là-Bas" est bien entendu tirée de l'album exceptionnel "Entre Gris Clair Et Gris Foncé".
Le 2 janvier 1988, un petit garçon gentiment posté devant Canal Plus se demande comment quelque chose d'aussi vilain à regarder et moche à écouter peut avoir atteint la première place de son sacro-saint classement préféré des ventes de disque. Comment ce morceau peut-il avoir battu Los Lobos ? Pourquoi "Là-Bas" de Sirima et JJG n'a t'il pas décroché la lune, en lieu et place de cette femme qui se trémousse de manière vulgaire pour attirer le chaland à l'oeil lubrique et au souffle rauque et saccadé ?
Pour être honnête, le côté vulgaire me dépassait un peu à l'époque, je ne m'arrêtai que sur mon ressenti de gosse qui détestait cordialement et de tout son coeur ce morceau et ce clip. Pourquoi tant de haine me direz-vous ? Parfois, il n'y a pas d'explications, il y a des choses qu'on déteste et l'on n'y peut rien changer, tout dépend de ta naissance... mais je m'égare ^^
Alors certes, avec un peu de recul et d'objectivité, c'est vrai que le clip en noir et blanc avait une imagerie et un certain cachet que je ne peux nier... mais ça ne m'empêche pas d'être parcouru de frissons de dégoût en le regardant. Et ce morceau, ces "Tiens Le Bieeeeen" avec une voix hystérique, beurk beurk, beurk...
Et puis j'ai une pensée amicale pour tous les Etienne qui ont subi ce morceau, notamment dans les cours de récré, ou pire les gosses qui ont hérité de ce patronyme plutôt sympa à cause de cette chanson. Sincèrement désolé les gars !
Alors oui, évidemment, je dois m'incliner devant Patricia Porasse (son nom à la ville), qui se maintint en tête du Top 50 durant tout le mois de janvier 1988. Et je me dis que j'aurai peut être dû faire gaffe le jour où j'ai décidé de célébrer les numéros un du Top 50 (surtout pour l'année 1988, parce que j'ai pas vraiment pris mon pied cette année là, je dois le reconnaître).
M'enfin, je suis quand même très content que ce soit un One Hit Wonder au final ce morceau...
La semaine prochaine, nous découvrirons une autre brune aguicheuse, beaucoup plus jeune et beaucoup plus transalpine, qui fit monter la température en plein hiver avec un clip très mouillé (et parfois même un peu poilu...)
Une certaine idée de la chanson, un certain sens de la ritournelle, un certain sens de la simplicité... et un certain sens de la classe. Joe Dassin, c'était tout ça en même temps... C'est curieusement le genre d'artiste qui fait quasiment l'unanimité toutes générations confondues alors qu'au final tous les moins de 30 ans ne l'ont pas connu du tout de leur vivant.
Un chanteur intemporel, chapeau à toi Joe pour toutes tes chouettes chansons !
"La Fleur Aux Dents" est le 1er numéro Un de Joe dans les charts français, où il restera en tête pendant 7 semaines en 1971.
Une version NB (avec des mouvements de caméra particuliers...)
Ay Caramba ! Evoquons un groupe américain formé en 1973, aux racines quelque peu Tex-Mex, et qui décrocha les étoiles en France le 17 octobre 1987 avec la bande originale du Film "La Bamba".
Film biographique de Luis Valdez, évoquant la vie et la carrière fulgurante de Ritchie Valens et de son tube mythique "La Bamba", de l'ascension d'un jeune garçon qui demeurera pour toujours un adolescent, Ritchie Valens ayant perdu la vie en 1959 dans un accident d'avion, alors qu'il n'avait que 17 ans. Dans le même avion se trouvait également Buddy Holly et The Big Bopper (Jiles Perry Richardson Jr dans le civil), deux autres stars de la musique US de l'époque. le 3 février 1959 est d'ailleurs appelé communément aux States "The Day The Music Dies".
C'est donc dans les vieux chaudrons qu'on fait les meilleurs soupes, et la soupe sera très bonne pour Los Lobos avec 11 semaines en tête des charts français, et un succès international marquant. Le clip est une succession d'image du groupe dans un parc d'attraction mélangées à des images du film, Lou Diamond Phillips (l'interprète de Ritchie) se joignant même au groupe sur la toute fin de la vidéo. Sympatoche, sans plus.
En cadeau la version originale de Ritchie Valens, de 1958.
Los Lobos sera le dernier numéro un en France de l'année de grâce 1987. 1988 annoncera d'entrée la fin d'une période que j'appellerai de mon propre point de vue "L'âge d'Or des 80's", avec la prise de pouvoir par une chanson et une interprète que j'abhorre depuis désormais 22 ans : le cochon est dans le maïs... (enfin bon, comme on dit, "Know Your Enemy").
Le 1er août 1987, une nouvelle lolita prend les commandes du Top 50. Elle a 14 ans, s'appelle Vanessa Paradis, et va devenir en l'espace de quelques semaines une star monumentale en France et dans toute l'Europe, son titre étant un succès partout où il passa sur les ondes (à l'exception des States...).
Improbable texte narrant la vie somme toute banale d'un chauffeur de taxi déambulant dans les rues de Paris, au son d'anciennes gloires de la rumba et du mambo (rumba pour Xavier Cugat, l'espagnol, Mambo pour Yma Sumac la péruvienne), avec quelques "broubrou" (oui ça fait ptet pas vraiment "broubrou" mais bon ^^) de saxo pour accompagner la mélodie, le fait qu'il soit chanté par une gamine de 14 piges ne le rend qu'encore plus bizarre... Mais après tout, pourquoi pas...
Vanessa connût donc une notoriété fulgurante qui entraîna une jalousie incroyable dans toute la France : on entendait des choses à la téloche et dans les cours de récré de l'époque, c'était assez hallucinant (et pas très joli). Enfin bref, quoiqu'il en soit, la p'tite Vanessa a réussi à surmonter toutes ces moqueries, ces railleries et ces méchancetés, entama une carrière d'actrice plutôt réussie, et s'envola pour les States afin d'y retrouver Lenny Kravitz. D'autres ont moins bien géré la gloire immédiate pour le coup.
Le clip de cette chanson, malgré sa simplicité, reste relativement mémorable et imprimé dans les mémoires...Pourtant, Vanessa a l'air de s'emmerder à répéter toujours le même petit mouvement dans son sweat taille XXXXXL..
Bref, 11 semaines en tête du Top 50, c'est pas tout donné à tout le monde, même avec un clip passe-partout de prime abord (signé Jean-Sébastien Deligny, responsable aussi de celui de "Mademoiselle Chante Le Blues" de Pat Kaas (beuuuh)
En cadeau, une prestation live de l'époque (enfin live, un p'tit peu play-back quoi)
La version espagnole (ça coûte pas plus cher)
Et enfin une version 2009 que je trouve pas trop mal
C'est en octobre que Vanessa laissera sa place à un groupe de rock Tex-Mex, avec une reprise plutôt sympa...
35 ans après, elle n'a pas pris une ride ! Merci Michel le visionnaire, et aussi merci les Bleus pour tout ce bonheur ! En attendant que vous ridiculisiez encore un peu plus votre maillot et vos supporters, chaque jour vous me faites rêver un peu plus que la veille ! Chapeau les rigolos !
Un tube mythique de Michel ("Un Corps Mort Pour Des Cormorans", si c'est pas du génie ça), issu de l'album "La Vieille" sorti en 1975, à l'apogée de sa période contestataire (y en a pour tout le monde et tous les goûts sur cet album d'exception, mon préféré d'entre tous !). Et, de plus, Le France sera numéro un des charts français pendant 6 semaines.
Et en cadeau, la face B, "Fais des Chansons" avec son rythme un poil reggae au départ, devant un auditoire hautement gratiné (l'accolade avec Johnny à 1'45, j'en chiale tellement c'est bon ^^) et un saxo de toute beauté !
Le 11 juillet 1987, fini l'apéro, le Pernod, le sauciflard : l'heure n'est plus à la bectance et aux plaisirs de la table franchouillards en tête des hits parades français, mais à une petite leçon de flamenco-pop distillée par Madonna Louise Veronica Ciccone, plus communément aujourd'hui connue sous le seul nom de Madonna, la reine de la pop.
Si la pochette m'a toujours rebuté (certains extrême close-ups ont parfois sur moi des effets un peu rédhibitoires), la chanson (et le clip qui l'illustre) apar contre toujours été une de mes préférées de cette artiste qui a toujours su rebondir sur les modes et tendances aussi bien au niveau de l'image que du son. Il faut reconnaître que ce mélange guitare hispanique-conga et cette petite bluette distillée par la chanteuse rentrait parfaitement dans le cahier des charges d'un été 1987 relativement élevé au niveau du mercure.
5ème et dernier single extrait de "True Blue", et premier accessit au trône pour la Madone, après avoir frôlé le Graal avec "Into The Groove" ou "Papa Don't Preach".
Superbe morceau entraînant, coloré (elle est chouette quand même cette robe rouge), "La Isla Bonita" ne restera que 3 semaines sur le toit du Top 50, se faisant manger la soupe sur la tête par une petite jeunette de 14 ans bien de chez nous.