Du vieux, du kitsch, du scopitone, du pourri, de la belle beauté, de la captation scénique ou télévisuelle... bref un fourre-tout de ces jolies p'tites bêbêtes audiovisuelles qui me tiennent à coeur ^^ Open Bar à tous, les z'enfants ! (Tous les clips sont trouvables en cliquant sur les titres... Et un grand merci à tous les posteurs de clips sur Youtube, Dailymotion et consorts ^^)
Un peu moins rock, un peu plus pop, mais néanmoins toujours aussi agréable à écouter. Andrew Stockdale et ses compagnons australiens de Wolfmother pondent encore un clip riche en symboles et images de nature pour "Far Away", le 4ème single de Cosmic Egg, leur deuxième effort.
Un clip qui casse pas trois pattes à un canard, mais pas vilain à regarder pour autant. Et puis un peu de conformisme de temps en temps, ça fait pas de mal ^^
Hier soir à l'Olympia, j'ai vu Rodrigo y Gabriela, et c'était tellement bien qu'en me réveillant ce matin, j'ai cru que j'avais rêvé...
Deux musiciens qui aiment tellement ce qu'ils font qu'on dirait deux gosses sur scène. Je conseille à tout le monde d'aller voir cette merveille, c'est du bonheur en barre. Je pense très sincèrement qu'il est impossible de ne pas aimer ça...
Aujourd'hui pour fêter ça,"Hanuman", le 1er extrait de leur sublime dernier album 11:11. Trois versions un peu différentes pour l'apprécier trois fois plus.
O période glorieuse et fabuleuse, où un grand tube en chassait un autre en tête du top 50. Le 29 mars 1986, les Toulousains de Gold remplacent l'hégémonie de l'Aziza, avec leur Capitaine Abandonné, qui connaîtra les fastes du premier rang durant 4 semaines.
Digne successeur de "Plus Près des Etoiles",ce titre évoque toujours des envies de grand large avec ses bruits de mouettes et de chalutiers. Et puis quel clip, entre cette taverne miteuse, la présence affolante d'un Emile tiré à 4 épingles, et ces 30 secondes d'instru finales sorties dont ne sait où. Si c'est pas du remplissage à Papa ça...
Bref du bonheur en barre !
Le Capitaine abandonnera sa première place et son trône, pour y laisser monter fin avril 1986, noblesse et galanterie oblige, une Princesse.
Très bon morceau du dernier "Sounds Of The Universe" avec ce bon rugissement de l'ami Dave Gahan. Avec de plus un clip plutôt bien foutu et relativement oppressant signé de la patte de Patrick Daughters, dont j'avais déjà évoqué l'aspect assez inquiétant pour le clip des Grizzly Bear. Pas loin d'être mon clip préféré de l'année 2009 d'ailleurs.
Ce soir, pas beaucoup de visibilité donc une évocation rapide d'un très grand artiste, publicitaire et chanteur novateur des années 80. Un style imagé, métaphorique, loufoque, telle est la marque de fabrique de Richard Gotainer.
Un style que l'on retrouve avec plaisir et bonheur dans le clip du "Mambo du Décalco", très bigarré et que l'on doit à Jean-Pierre Berckmans, qui s'est déjà occupé de Robert Palmer et de son magnifique "Johnny and Mary".
En cadeau, la face B "La Ballade de l'Obsédé". Et promis, je m'attarderais un peu plus longuement une prochaine fois sur les pérégrinations fantastiques de l'ami Richard.
Parce que ce blog manque cruellement d'artistes néerlandais, évoquons donc le groupe "Fox The Fox", qui sortit en 1984 cette petite merveille (à mon humble avis). Pour moi un morceau hautement symbolique et représentatif des 80's : voix aigüe du chanteur, voix grave de la chanteuse, batterie synthétique de toute beauté, petite guitare à la fois funky et plaignante, bonne basse...
Groupe d'un seul tube, quasiment aucune info trouvable sur le net... mais n'empêche merci à eux pour ce chouette morceau, qui fit parti du tout premier top 50, et qui se hissa jusqu'au 15ème rang.
Restons en 1996, avec un des clips les plus primés dans la catégorie "Mais Pourquoi Prendre De La Drogue ?" En pleine Mitch Buchannon mania, le beau David décidait de sortir cette reprise d'un standard de B.J. Thomas datant de 1968.
On pourrait presque croire que les "Ooga Chaka" ont été rajoutées par les esprits tortueux et vaporeux des producteurs de l'ami Hasselhoff, mais pas du tout ! Ils ont été rajoutés à la version d'origine par un dénommé Jonathan King en 1971.
Quoi qu'il en soit, l'ancien interprète de Michael Knight s'illustre de manière exceptionnelle, que ce soit vocalement et visuellement : un rythme dance bien pourrave, un p'tit filet de voix, des choeurs de toute beauté. Quant au clip, c'est une référence, le karaoké sur les Ooga Chaka, la symbiose avec la nature et les animaux, des FX à faire pâlir d'envie James Cameron : bref un must see ! ^^
Ah le p'tit instant scandinave, ça faisait longtemps ! The Cardigans est un groupe suédois formé en 1992, et mené par la très jolie chanteuse Nina Persson. A ce jour ils ont sorti 6 albums tous totalement différents, passant invariablement de la pop gentillette comme ce morceau, à de la country en passant par du rock beaucoup plus sombre. En même temps, les deux membres fondateurs du groupe Peter Svensson et Magnus Sveningsson, étaient à la base des musicos de heavy metal... Alors fatalement l'éclectisme, c'est normal que ça fasse parti de la maison...
On s'intéresse aujourd'hui à ce titre "Lovefool" qui avait bien cartonné à la fin de l'année 1996, notamment de par son illustration de la comédie musicale "Roméo + Juliet" avec Léo et Claire Danes. Titre issu de leur 3ème album, "First Band On The Moon". Une chanson qui avait limite un aspect de One Hit Wonder, mais "malencontreusement" ils ont sorti un autre album en 1998, où il y a d'autres très gros morceaux qu'il sera plaisant d'évoquer un peu plus tard...
Deux clips pour illustrer cette très sympathique chanson, l'un scandinave, l'autre US : je vous laisse deviner...
En cadeau, leur tout 1er single "Rise & Shine" sorti en 1994.
Ce soir, le trou noir, pas d'idées, même pas l'ombre d'un début d'esquisse de tentative d'ébauche... Et soudain, la révélation... Rika tout simplement.
Avec ses célèbres livres de médecine par les plantes, elle avait fait un carton en librairie dans les années 80. Mais cette artiste israélienne doit surtout sa popularité à la chanson, et tout un florilège de chansons d'ambiance, qui aujourd'hui encore égayent toutes les fins de soirées des barbecues et des bar-mitzva, avec notamment des classiques comme Hava Naguila ou le Casatchok.
Mais c'est surtout pour cette magnifique chanson à texte qu'est "Sans Chemise Sans Pantalon", qu'elle a reprise en 1975, que Rika doit sa grande renommée. Un bon vieil aira traditionnel de chez nous de toute beauté, une ode à la légèreté et à la nudité (pudiques s'abstenir).
Pas beaucoup d'explication quant à la présence de ce morceau de Tori Amos. Le clip est pas exceptionnel, dans le plus pur style épurée des 90's avec très peu d'effets et beaucoup de symbolique (j'aime bien le moment où l'eau tombe dans la baignoire). Musicalement, c'est pas non plus un genre que je vénère : le style de Tori n'est pas sans rappeler une sorte de mix assez improbable entre Kate Bush (y a quelques élans dans la voix), du Rickie Lee Jones voire du Joni Mitchell.
Mais bon tout ça pour dire que parfois la musique c'est vraiment une affaire de sensation, parce que c'est clairement pas ce genre de musique que j'écouterai à longueur de journée, mais de temps en temps ça fait bien plaisir par où ça passe. C'est une vidéo et une chanson qui m'ont marqué à l'époque, et qu'il me plaît toujours d'écouter aujourd'hui... Et après tout, pourquoi bêtement se poser des questions, il faut savoir apprécier les choses parce qu'on les aime, et ne pas chercher des explications là où il n'y en a pas forcément (très profond ce que j'écris ce soir moi ^^).
En cadeau, un autre clip de la même époque, dans la même mouvance, "Winter" (clips réalisés par Cindy Palmano), issu de l'album "Little Earthquakes" de 1992.
Le papa du One Hit Wonder par excellence. 15 semaines numéro au Top 50, multi disque d'or partout dans le monde, Patrick Hernandez aurait écrit selon la légende cette chanson en 5 minutes. Une coupe de cheveux bien sentie, une canne, une chorégraphie et un accent qui n'appartiennent qu'à lui, et en avant le méga carton.
Plus de 30 ans plus tard, Patrick toucherait selon plusieurs sources (dont lui même) entre 1000 et 1500 euros par jour pour ce morceau. Ca laisse rêveur...
Dénigrée par le groupe et son leader Michael Stipe, apparaissant dans tous les classements annexes allant de "Chanson La Plus Fleur Bleue de Tous les Temps", à "Pire Chanson de Tous Les Temps", j'arrive toujours pas à comprendre pourquoi "Shiny Happy People" est l'objet d'une telle cabale.
Pourtant en 1991, ça avait super bien marché : clip coloré et entraînant une vidéo qui sent vraiment le 2nd degré à plein nez, dans le look de Michael Stipe et les chorégraphies. D'ailleurs, ils avaient même demandé à Kate Pierson, chanteuse des B'52s, de venir pousser la chansonnette avec eux. Une chanson écrite pour protester contre le régime chinois et les évènements qui avaient eu lieu 2 ans auparavant sur la Place Tian'Anmen : alors effectivement, il semblerait que les gens soient un peu passés à côté du message originel pour n'en retenir que la forme. N'empêche, écrire une grosse daube d'une qualité telle que celle-ci, c'est pas donné à tout le monde...
Bruno Fumard, voilà un artiste bien atypique : chanteur, auteur-compositeur, poète, peintre, calligraphe mais également scientifique. Pour preuve, son site internet, relativement éloquent quant à l'aspect bigarré et éclectique du garçon.
Comme c'est lundi, quoi de plus normal que de poster le clip de "C'est Lundi", excellent morceau de 1983, interprété à la manière d'un crooner sous le pseudo de Jessé Garon . Jesse Garon, c'était le nom du frère jumeau mort né d'Elvis... Il pousse l'hommage loin, très loin...
Quoiqu'il en soit, ça a beaucoup mieux vieilli que Les Forbans de la même époque, et qu'on avait tendance à cataloguer dans la même mouvance rockabilly...
Désolé pour le clip, j'ai pas trouvé de version complète (ça donne une bonne idée quand même). En cadeau, une petite captation télévisée provenant de Suisse...
En 1984, Téléphone est la référence incontournable des groupes de rock français, devant le hard-rock de Trust et encore devant les jeunes à l'accent fortement new-wave du groupe Indochine. En 1984, sort donc "Un Autre Monde", dernier album du groupe en lui-même. Ca fait bientôt 10 ans que Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac, Corinne Mariennau et Richard Kolinka écument les scènes françaises et internationales (grosses tournées aux States et au Japon tout de même, pas mal pour un groupe frenchie), et la lassitude et la fatigue commencent à poindre le bout de leurs petits nez. Des envies de solo également, tout comme quelques tensions entre certains membres du groupe.
Ce dernier album est rempli de chansons à l'aspect mélancolique, un brin désabusé, recherchant l'utopie et le rêve, là où autrefois le groupe prônait l'action et la révolte... Le titre "Un Autre Monde" ne déroge pas à la règle, en étant même le fer de lance : une sorte d'ultime message pour dire que finalement il s'agirait peut être de passer à autre chose...
Un morceau qui se classera à une très méritante 5ème place en février 1985, vu les Rolls qui le précédaient.
Le clip, visuellement très marquant et hyper connu, bénéficie de la touche très personnelle et de l'attrait pour le Noir et Blanc de l'un des maîtres du vidéo clip des 80's : Jean-Baptiste Mondino (et ce train qui passe au loin, qui rentre dans la télé, et qui ressort par la fenêtre, si c'est pas mythique...)
Ce ne sera pas le dernier morceau du groupe, "Le Jour S'Est Levé", encore plus testamentaire sortira en 1985, quelques semaines avant l'annonce officielle de la dissolution du groupe.
Trois minutes trente de pureté et de douceur dans un monde de brutes...
Parce qu'après tout, on peut également commencer une journée par une berceuse par la charmante Norah Jones. 1er extrait de son 2ème album, "Feels Like Home", cette très jolie chanson lui vaudra un Grammy Award (et vu la production de l'époque, je trouve ça largement mérité).
Un clip coloré et tout tranquille, avec plein de jolies idées au niveau des décors animées (j'adore les ampoules sur les instruments). Une vidéo signée James Frost, un type bourrée d'idées à qui l'on doit déjà le clip d'OK Go "This Too Shall Pass", dont je vous ai causé y a quelque temps...
Un bon p'tit souvenir de début de siècle avec ce morceau qui a illustré le jeu FIFA 2002, Tiré du tout premier album de Gorillaz. Un très chouette clip animé, comme d'hab' pour ce groupe mi-réel, mi-virtuel, et son style caractéristique déjanté, voire complètement barré.
Comme d'hab', un clip que l'on doit à l'imagination débridée de Jamie Hewlett, le papa de tous les persos animés de ce joyeux quatuor qu'est Gorillaz.
Deux versions : la plus pêchue, le Soulchild Remix, utilisé dans le jeu Fifa 2002 (ma préférée)
18 jours après sa tragique disparition dans un accident d'hélicoptère au Mali qui suscitera toujours énormément d'interrogation (un reportage consacré à ce triste accident ici et ici), Daniel Balavoine devenait numéro 1 au Top 50 avec sa chanson "l'Aziza", le 1er février 1986. Le morceau restera scotché 8 semaines en tête. Chanteur engagé sur de nombreuses causes, très médiatique et ne laissant pas indifférent, il est devenu au fil du temps qui passe le symbole de l'abnégation et de la générosité pour les plus démunis, les laissés pour comptes. Il luttait également contre l'intolérance et les différences, tout comme le prouve cette merveilleuse chanson.
On pourra s'étonner du fait que l'Aziza soit la seule chanson que Balavoine mènera au sommet des charts français, notamment avec la tripotée de tubes comme "Le Chanteur", "Mon Fils Ma Bataille", "Dieu Que C'Est Beau", "Sauver l'Amour" et j'en passe. Mais s'il ne fallait en retenir qu'une, il est vrai que l'Aziza mérite amplement son statut, par sa portée symbolique de message de paix, de tolérance et de fraternité, et par le message personnel qu'il voulait faire passer à sa femme Corinne d'origine juive-marocaine, à qui la chanson est dédiée.
Et sans parler du symbole et de la portée des paroles, la mélodie et la musique sont relativement marquantes, en faisant une des chansons les plus célèbres des années 80. Un de ces morceaux reconnaissables entre mille, se démarquant de par leur qualité, leur histoire et leur touche si caractéristique. Bref un tube intemporel
Extrait de l'album "Sauver l'Amour", le dernier de l'artiste donc, qui utilisa à l'occasion pour la 1ère fois le synthétiseur Fairlight CMi, jusqu'alors réservé aux grosses pointures internationales et à Jean-Michel Jarre, ce qui explique cette touche assez unique que l'on ne retrouve que chez Balavoine à cette époque en France.
Un clip plein de trouvailles visuelles, d'ambiance particulière, d'images marquantes (les mini-télé, les placements publicitaires, la poursuite en bagnole puis l'explosion finale)...Un travail de très grande qualité réalisé par Olivier Chavarot.
Une chanson qui s'écoulera à plus d'un million d'exemplaires, avant de laisser la place en mars 1986, à un groupe toulousain (z'étaient très présents les toulousains dans les 80's).
Je suis chaud sur 1973 aujourd'hui, alors parlons de ce groupe britannique un peu folk au début de sa carrière quand il s'appelait Tyrannosaurus Rex, et qui a continué dans une mouvance plus glam et hard rock quand il est devenu T.Rex. Groupe essentiellement connu par son leader charismatique, Marc Bolan, chanteur et guitariste, qui cassa sa pipe bien tôt, à seulement 30 ans dans un accident de la route, entraînant la disparition du groupe. L'autre guitariste et le bassiste ont également passés l'arme à gauche depuis, et il ne demeure plus que le batteur, Bill Legend.
Curieusement, "20th Century Boy" marque l'apogée et le début du déclin pour le groupe. Il faut reconnaître que c'est dur parfois de passer derrière un tel tube, qui résonne comme une marque de fabrique, un symbole, un hymne (avec sa petite touche de saxo qui plus est ^^)
En 1993, Jean-Michel Jarre signe un très grand album, "Chronologie". Une ode au temps, un disque qui forme une boucle comme à la glorieuse époque d'un certain "Oxygène".
Le morceau le plus connu, c'est la partie 4 (vous remarquerez que JMJ aime le chiffre 4, ses plus grandes compositions portent ce chiffre, Oxygène 4, Equinoxe 4, Rendez-Vous 4). Une pièce de 4 minutes qui est illustré à merveille par le clip qui reprend la technique de la Chronophotographie, un peu l'ancêtre de la capture de mouvements (aka motion capture)
Quelques jours déjà que je trippe et que j'ennuie mes collègues avec cette chanson de Clo-Clo qui date de 1973 (ça tombe bien, une année que je n'avais pas encore évoqué). On essaye bien de me contrer avec du Renan Luce (les pervers) mais rien n'y fait, elle revient inlassablement. Faut dire que c'est du bon, et pour le coup il s'agit d'une création originale française pour l'ami Claude (pace que niveau adaptation, c'était quand même un sacré champion).
La grande époque des chansons douces amères un peu dans la lignée de "Chanson Populaire" qu'il sortira la même année.