samedi 31 juillet 2010

Bryan Adams - Summer of '69 (1985)


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Le bon vieux rock fm des années 80, avec ce titre finalement pas si nostalgique que ça : on se croit dans une mouvance '74-'75 des Connels, ou "Place des Grands Hommes" de Patrick Bruel, lorsqu'on écoute gentiment les paroles de cette chanson du sympathique canadien.

Hé bien, en fait le double sens marche à plein tubes (si vous me passez l'expression), car je viens de lire que Bryan célèbre plutôt dans sa chanson une certaine position sexuelle : c'est du joli !

Rigolo, de chantonner des textes qu'on croit emplis d'innocence et qui au final se révèlent fripons ^^

Quoiqu'il en soit le clip, lui, réalisé par Steve Barron (moins d'animation que chez A-Ha, c'est à noter), joue à fond la carte des souvenirs avec ce petit côté noir et blanc, et les espiègleries de Bryan et de ses potos. Il faut dire qu'évoquer un 69 dans un vidéo clip en 1985, c'était peut être pas encore véritablement envisageable...

Ce titre a cartonné partout dans le monde, sauf... en France, bien sûr... Bryan n'apparaîtra d'ailleurs dans les charts français que bien plus tard, avec "(Everything I Do) I Do It For You"

Titre issu de l'album "Reckless", son 4ème opus sorti en 1984, qui réussit le tour de force de faire aussi bien que "Thriller" de Michael Jackson, c'est-à-dire classer 6 singles dans le top 15 du Billboard. Chapeau Bryan !











vendredi 30 juillet 2010

Chaz Jankel - Questionnaire (1981)


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Chaz Jankel, ancien membre de Ian Dury & The Blockheads, avait entamé une petite carrière solo non dénuée d'intérêt, avec un côté funky et latino plutôt sémillant et agréable. "Questionnaire", un de ses tout premiers singles, ne dérogeait pas à cette règle.

Mais ici, je voudrais surtout insister sur l'aspect visuel très chouette distillé par le duo Annabel Jankel (soeur de) et Rocky Morton : un clip plein d'animation, d'ombre et de lumière, de bric et de broc : un clip chouette comme tout, comme on en fait plus, et c'est bien dommage...

Jankel-Morton furent également les créateurs de cette série visionnaire et cultissime qu'était Max Headroom (je poste la vidéo en dessous) : pour ceux qui avaient C+ en 1988, ça devrait vous causer, le personnage de Max Headroom ayant été utilisé pour faire les lancements pubs et les programmes de l'époque. Série également diffusée sur TF1 chez Bernard Montiel (par contre, les téléspectateurs ne la choisissaient quasiment jamais, alors que du Matt Houston, on en bouffait à gogo...)








Buzy - Adrian (1984)


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Très chouette clip réalisé par Hilton Mc Connico, artiste américain auteur de nombreuses pubs dans les 80's. Un beau petit travail, avec crédits et tout le tremblement : à mon avis, Laurent Boutonnat et sa muse La Vilaine Fermière ont dû s'en inspirer un tantinet quelques années plus tard, avec Libertine et consorts... Il s'agit sans doute ici d'un des tout premiers travaux aussi aboutis en terme de vidéo-clip français...

Marie-Claire Girod aka Buzy, eût son heure de gloire au début des années 80, jusqu'au titre "Body Physical". Depuis, c'est un peu plus le circuit underground qu'elle emprunte, mais elle continue gaillardement son petit bonhomme de chemin...

"Adrian" était déjà assez particulière pour un morceau des années 80 je trouve. La voix est atypique, le texte aussi, mais l'ensemble bien que pas forcément hyper accessible n'en demeure pas moins intrigant et pas inintéressant loin s'en faut. Le clip me plaît beaucoup avec toute sa symbolique de masque, de croix et de couleurs (l'explosion de liquide rouge m'a beaucoup plu sur le coup des 4 minutes, et l'atmosphère de la vidéo, assez malsaine avec tous ses masques, est bien foutue, à mon humble avis...)






jeudi 29 juillet 2010

a-ha - Manhattan Skyline (1986)


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En bon fétichiste de a-ha que je suis, je ne pouvais pas ne pas poster aujourd'hui un clip de ce merveilleux trio norvégien auquel je voue un culte depuis désormais 25 ans, et de mon tout premier visionnage de la vidéo de "Take On Me". Comme aujourd'hui, je "célèbre" mon 500ème post (j'aurai jamais cru en faire autant en commençant ce blog...), autant instaurer une continuité vu que le 1er et le 100ème post étaient déjà consacrés à Morten et ses copains.

Alors voici donc un clip animé, visuellement génial, plein de trouvailles, d'idées ludiques (reliez les points de 1 à 57 et de A à J, et vous saurez ce qui fait peur à Pluto ^^), bref un clip de A-Ha typique des années 80, signé comme toujours par le génial Steve Barron.

Ce titre est issu de leur 2ème album "Scoundrel Days". Au passage, un single dont les charts et les ondes français auront été inexplicablement privés...

Vivement le 12 octobre au Zénith de Paris, que je puisse enfin applaudir et m'émerveiller devant ce trio scandinave magique (tournée d'adieu qui plus est, ça sent les frissons tout ça ;)








mercredi 28 juillet 2010

Matmatah - La Cerise (2007)


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Ultime single du groupe de rock breton Matmatah, qui aura connu une sacrée heure de gloire en 1998 avec leur album "La Ouache", voici donc une réalisation de Stéphane Berla, réalisateur attitré des derniers clips de Dionysos, et surtout prochain co-réalisateur du film "La Mécanique du Coeur", adaptation cinématographique animée de l'album du groupe du sympathique et gentiment timbré Mathias Malzieu.

Ici, point d'animation, mais une petite idée pas bête du tout à exploiter, et qui suit son bonhomme de chemin tout le long de la vidéo. Ca se coordonne pas mal avec le texte du morceau d'ailleurs au passage.

Sympa ces clips en milieu bibliothécaire ;) (je devrais pas me rappeler le boulot quand je suis en vacances moi...)





Ivan - Fotonovela (1984)


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Un peu d'italo-dance espagnole : oui, après tout rien ne l'interdisait, "Vamos A La Playa" (ohoh) était également un morceau espagnol.

Nous avons affaire ici à Ivan, de son vrai nom Juan Carlos Ramos Vaquero, qui perça dans le métier avec une reprise d' Alain Bashung qui n'avait rien de honteux. "Fotonovela", son titre le plus connu, atteignit même la 3ème place en France en mars 1985, en pleine Jeanne Mas mania.

Le titre était plutôt sympa, mi-dansant, mi-romantique, avec ses petits violons, et un petit xylophone pas tiré des gaufrettes. Le clip était également plutôt sympathique avec la coupe d'Ivan bien typée, plus le carrelage en mode échiquier (les petits détails qui vont bien ;))








mardi 27 juillet 2010

KC & The Sunshine Band - Please Don't Go (1979)



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Pour être tout à fait honnête, je ne pensai pas faire un post dédié uniquement à cette langoureuse ballade de cet excellent groupe originaire de Miami. Primo, je trouve ce titre assez plan plan, et secundo parce que le combo a composé des tas d'autres trucs bien plus groovy que celui-ci. Mais en voyant la pochette, je n'ai pu réprimer un gros éclat de rire dans un premier temps. Puis je me suis dit qu'il fallait que je rende hommage à la liberté artistique de ces merveilleuses années 70, que je n'ai pas connu mais que j'aurai sûrement apprécié à leur juste valeur tellement l'époque avait l'air exceptionnelle. ^^

Et entre nous soit dit, "Please Don't Go" fût tout de même numéro un en GB et aux USA. Ce n'est pas rien !




Double You - Please Don't Go (1992)



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1992, la période était aux reprises dans la dance. A l'image d'un groupe comme East Side Beat reprenant le "Ride Like The Wind" de Christopher Cross, Double You, projet italo-britannique, s'intéressa tout d'abord à un slow du groupe disco-funk KC & The Sunshine Band, excellent groupe au demeurant.

Double You, c'est l'union de deux producteurs et DJs italiens et de William Naraine, le beau gosse chanteur britannique. 1er morceau et 1er succès avec cette adaptation dance qui faillit détrôner les Pow Wow en août 1992. Ils retentèrent le coup avec une reprise de With Or Without You également, mais qui connût moins de succès (en même temps, c'était pas bien joli, la preuve en sons^^)

Le clip est sympatoche pour la production de l'époque, avec moult fleurs chatoyantes, du cuir, des jolies filles qui dansent sans faire les choeurs, et William Naraine et son micro 50's qu'il trimballera dans pas mal d'autres clips.












Garbage - I Think I'm Paranoid (1998)


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Retour à un tube époque Coupe Du Monde 1998, avec le deuxième single de l'album "Version 2.0", deuxième album de cet excellent groupe hybride et touche à tout qu'est (était ?) Garbage. Je viens tout juste de la rejouer à RockBand, et j'avoue que ça fait bien plaisir de revoir ce petit clip tout en noir et blanc, mettant en avant la jolie bouche de Shirley Manson.

Bon le seul souci avec le Noir et Blanc, c'est que ça enlève tout le côté flamboyant et roux du groupe. Nonobstant, on a quand même affaire à une vidéo bien troussée, mettant diablement en valeur le côté bête de scène et vampirisant de Shirley. Un chouette clip réalisé par Matthew Rolston (qui a une certaine prédisposition à réaliser des clips pour des artistes quasi exclusivement féminines...)









lundi 26 juillet 2010

Marc Lavoine & Catherine Ringer - Qu'est Ce Que T'Es Belle (1988)


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Gros duo de 1988, tiré du 2ème album de Marc Lavoine "Fabriqué" sorti en 1987, "Qu'est ce que t'es belle" est la réunion d'un dandy et d'une fille complètement déjantée, qui nous offre le mariage de deux univers complètement décalés mais ô combien complémentaires. Le tout sublimé par la patte de Jean-Baptiste Mondino, et cet effet de boîte à musique très réussi.
Sans conteste, un des clips français les plus marquants de cette période dorée

Curieusement, le 45 Tours n'atteindra que la 31ème place du Top 50, il avait pourtant le potentiel pour aller bien plus haut à mon sens.

Pour l'anecdote, la pochette du 45 est également signé Mondino.




The White Stripes - Fell In Love With A Girl (2002)


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Je ne fais pas parti des super aficionados de ce duo d' ex-conjoints White, Jack à la guitare et Meg à la batterie, originaires du Michigan, mais vu qu'ils ont eu souvent le bon goût de faire appel à d'imminents vidéastes pour illustrer leur clip, je tenais à saluer leur production. Aujourd'hui, soyons un poil patriote avec ce clip réalisé par Michel Gondry et faisant la part belle à un produit mythique de notre enfance (oui, je suis un poil bloqué dans les jouets aujourd'hui, j'ai vu Toy Story 3 hier ^^) : le Lego.

Un clip multi primé, notamment avec 3 récompenses aux MTV Music Awards, et la prouesse technique les mérite largement : sacré français !

Le petit jeune homme du début n'est autre que le fiston Gondry. Pour l'anecdote, Lego refusa a priori de fournir une pièce de son jeu pour chaque single des White Stripes, puis devant le succès du single, proposa avec un certain intérêt à Jack White de participer à l'opération. Jack refusa, et je trouve ça plutôt chouette comme réaction : non mais alors !

Extrait de leur 3ème album "White Blood Cells", sorti en 2001.





En cadeau, l'adaptation féminine de Joss Stone avec "Fell In Love With A Boy"



Joss Stone - Fell In Love With A Boy


dimanche 25 juillet 2010

Laurent Voulzy - Le soleil donne (1989)


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Excellent morceau aux forts accents estivaux, tiré du 1er best-of de Laurent Voulzy sorti en 1989 "Belle-Ile-En-Mer 1977-1988", composé et écrit avec l'ami Alain Souchon, ce très chouette titre n'a finalement qu'un seul défaut a mon sens : ne pas être sorti durant lété 1989, où je pense franchement qu'il aurait eu plus de succès (la jurisprudence Kaoma n'était pas encore passée...)

Car il faut reconnaître que seulement 21ème en mars 1989 pour cette chanson, c'est un poil dommage. Le clip est signé Stéphane Clavier, réalisateur de films et accessoirement frangin de Christian.









Glenn Medeiros - Nothing's Gonna Change My Love For You (1987)


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Le 12 mars 1988, Sabrina et son gros bonnet cède la place à un tout jeune hawaïen de 17 ans, Glenn Medeiros : j'avoue que vu son patronyme, j'ai toujours cru qu'il était brésilien, mais en fait pas du tout...

Drôles de débuts pour le petit Glenn, qui commença à pousser la chansonnette et les vocalises dès l'âge de 10 ans, et remporta un radio crochet local avec cette reprise de 1984 de George Benson à l'âge de 16 ans. Le single trouva un petit succès au Canada (50 000 disques vendus), puis se répandit comme une traînée de poudre dans le monde entier, en trustant notamment les places de numéro 1 en Europe (Pays-Bas, France, Irlande, Angleterre).

Il faut reconnaître qu'avec sa petite voix de jeune ado, ce morceau était un slow en puissance qui allait faire fondre toutes les minettes du monde entier. Ajoutons à cela un clip à haute dose balnéaire avec ballade sur la plage, vagues qui s'écrasent sur le récif, parcours équestre au bord de l'eau à deux, puis final sur un coucher de soleil hypra romantique, La jolie petite gueule de Glenn pouvait effectivement donner du rêve. J'avoue que pour ma part, j'étais bien content de trouver une alternative un peu plus cool aux deux nénettes qui l'avaient précédées en tête du classement de C+, et aujourd'hui je suis toujours à bloc quand je tombe sur ce morceau quand je tombe dessus sur RFM ou Nostalgie.





La petite version espagnole qui allait bien à l'époque "Nada cambiará mi amor por ti"





La version de George Benson de 1984





Mine de rien, le petit aura bien cartonné puisqu'il aura occupé la 1ere place 8 semaines, pour ce qui demeure son plus grand tube en solo (oui il est possible qu'on reparle de lui dans pas longtemps, mais accompagné par une ancienne détentrice du sacre également...)

Bref, après 2 mois de domination sans partage, il cédera sa place à un autre jeune freluquet, plus français et plus rebelle (à l'époque...)

To Be Continued...


samedi 24 juillet 2010

Claude François - Une Chanson Française (1976)



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Pochette magnifique, pour une chanson de Cloclo hyper rythmée et dotée d'une chorégraphie formidable, oscillant entre le yogging et la danse du robot : j'ai regardé trois fois de suite la vidéo tellement j'étais envouté par l'ensemble, sans oublier le flou multiplicateur de Clodettes dans le fond.

Bref, du très grand Cloclo, sur une chanson qui eût son petit succès





Merci à Melody TV de conserver et de nous faire partager toutes ces bonnes vieilles pépites du temps jadis.


vendredi 23 juillet 2010

Dimitri From Paris - Sacré Français (1996)


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French touch time avec ce petit souvenir de 1996, tiré de l'album "Sacrebleu" de Dimitri Yerasimos, plus connu sous le nom de Dimitri From Paris.

Un album plutôt sympathique, mélangeant savamment des sons assez légers comme la bossa, la samba, la salsa, le jazz, bref toutes les sonorités possibles et imaginables pour faire un bon disque d'export faisant songer à la France. Le single "Sacré Français" remplit totalement le cahier des charges, et quasiment 15 ans plus tard, c'est toujours plutôt sympathique à écouter au final.

Le très chouette clip était signé Olivier Kuntzel et Florence Deygas, duo dont j'ai déjà évoqué le travail sur ce fabuleux clip de "Mobilis In Mobile", cette fabuleuse chanson de ce fabuleux groupe qu'était L'Affaire Louis Trio (oui, j'aime bien faire dans le superlatif parfois ^^)





Seal - Crazy (1990)


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J'ai toujours ressenti un creux lors de la transition entre les 80's et les 90's : sûrement une question de goût (d'ailleurs y a qu'à voir le nombre de posts consacrés à la période 1980-1987, ça fait peur ^^) mais j'étais beaucoup moins attiré par les rythmes émergents d'alors que par les sons new wave et synthétiques qui avaient marqué les années 80 au fer rouge. Néanmoins, certains titres me plaisaient énormément, et c'est le cas de celui-ci, que j'étais capable de me repasser 4 à 5 fois dans mon bon vieux baladeur Philips (nostalgie !)

Seal Henry Olusegun Olumide Adelo Samuel, plus connu sous le patronyme un tantinet plus court de Seal, est un chanteur britannique qui marqua d'emblée les charts par ce morceau difficilement classable dans un genre musical pré-établi (de la pop peut être, et encore...). Bref, 1er single et 1er succès pour ce jeune chanteur de 27 ans à l'époque qui s'installa durablement et dans bon nombre de pays aux premiers rangs., dont le 5ème en France en juin 1991. Malgré un certain nombre d'autres succès (Kiss From A Rose,...), "Crazy" demeure à ce jour son tube le plus connu.

Il est doté d'un clip plutôt chiadé et stylé, d'un duo de réalisateurs qui n'a pas énormément officié dans le genre, Andy Delaney & Monty Whitebloom.

1er single de l'album "Seal" sorti en 1991.









En cadeau, une petite reprise toute douce quoiqu'un peu punk du sympathique combo US des "Me First And The Gimme Gimmes" (merci Bebert pour la piqûre de rappel ;-)








François Feldman et Joniece Jamison - Joue Pas (1989)



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Clin d'oeil à l'été 1989, avec ce duo funky et diablement efficace formé par Joniece Jamison et François Feldman, à l'orée de son apogée avec ce tube qui se cassa les dents sur la Lambada, et n'atteignit donc jamais un Graal qui, en des temps moins estivaux, lui était promis.

Le duo avec la choriste américaine Joniece Jamison fonctionne parfaitement, le petit riff de guitare du début, la basse, les "tuap tuap" du synthé si cher à François : un bon vieux clip studio comme on en fait plus... C'était un style de clip bien particulier, qui prêtait souvent à des mimiques assez impayables : personnellement, ça me manque.

Vous noterez la présence de Carole Fredericks dans le quatuor de choristes, un an avant qu'elle ne se joigne au trio avec JJG et Michael Jones.





jeudi 22 juillet 2010

Aerosmith - Rag Doll (1988)


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Je ne suis pas le plus grand fan d'Aerosmith du monde, mais y a quand même quelques chansons de leur production que j'aime bien. Notamment celle-ci, intitulée "Rag Doll", disponible sur leur album "Permanent Vacation" sorti en 1987. Un peu la fin de la traversée du désert pour ce groupe qui avait eu bien du mal à subsister dans le début synthétique des 80's. Heureusement RUN DMC est passé par là.

Un clip d'Aerosmith très habituel : Steven Tyler qui montre sa tronche improbable et tombe toutes les filles, Joe Perry tape son solo de guitare sous plusieurs angles, y a de la minette, des voitures, un groupe en mode concert. J'aime beaucoup celle-ci pour la p'tite touche de saxophone et le rythme assez calme de la batterie. La dernière minute du clip est également relativement marrante.

Tiens encore un clip signé Marty Callner, c'est sa semaine à lui !





Queens Of The Stone Age - Go With The Flow (2003)


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Avant Them Crooked Vultures, Josh Homme et Dave Grohl avaient déjà collaboré sur un des meilleurs albums de rock des années 2000, et sans doute un des meilleurs albums tout courts de la décennie : Songs For The Deaf, un concentré de stoner, d'envolées de guitare et de bourrinage de fûts relativement énormes. Hautement recommandé pour se réveiller un matin où la tête et l'esprit sont un peu dans le brouillard.

Dur de faire un choix parmi tous les excellents morceaux de cet album, mais comme j'aime bien l'animation, je m'intéresse à "Go With The Flow", doté d'un très chouette clip réalisé par le collectif anglais Shynola, quatuor dont j'ai déjà évoqué le travail pour l'excellente vidéo d'"Otherwise" du groupe Morcheeba.

Le désert, les bagnoles, les métaphores suggestives, bref tout le bestiaire y est.





mercredi 21 juillet 2010

Playahitty - The Summer Is Magic (1994)


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Hé oui, ça a le goût d'un tube de Corona, mais ce n'est pas du Corona. Il s'agit également d'un projet eurodance italien, et la ressemblance s'explique par le simple fait qu'il s'agissait de la même chanteuse officiant pour les deux groupes, Giovanna Bersola aka Jenny Bersola. Elle était également la voix d'un autre groupe dance dont certains d'entre vous se souviendront peut être, "JK" et leur tube "You & I" (drôle de mentalité, mais les italiens aimaient bien faire ça, c'était le cas aussi avec Capella...)

Quoiqu'il en soit, à défaut d'avoir cartonné au top 50, ça avait fait un petit carton en club discothèque sur la fin de l'été 94. De chouettes souvenirs (même si la qualité du clip est un peu pourrave). Perso, j'adore les incrusts type "Ecran de Veille" fait avec Windows 3.x, ça rappelle les cours de technologie au collège tout ça ^^.





Une petite version maxi




Et une petite version live play back (les groupes de dance qui osaient le direct live, ça doit se compter sur le doigt d'une main...)






Alain Delon - Comme Au Cinéma (1987)


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73ème seulement dans les charts français, un classement indigne d'Alain Delon : il ne vous remercie pas de ne pas avoir acheté le disque d'Alain Delon.

Et pourtant, au delà des paroles d'un narcissisme effrayant mais ô combien honnêtes et lucides vis à vis de ce personnage haut en couleurs, aux amitiés parfois peu recommandables et à la vie privée plus que dissolue, l'on trouve tout de même (tout du moins moi) que l'ambiance musicale de cette charmante petite production de 1987 ne jure en rien avec le cahier des charges mélodique de l'époque : ambiance feutrée, petites nappes de piano loin d'être vilaines, plus un petit saxo bien plaintif : très sincèrement, j'aimais beaucoup ce titre quand j'étais gosse, et j'avoue que même s'il prête à sourire des années plus tard, il n'en demeure pas moins très écoutable... Musique de Romano Musumarra au passage.

La cinquantaine triomphante, Alain Delon nous gratifie de son plus beau sourire et de gestes assez exceptionnels (cette arrivée à 0'20" les poings serrés au ralenti est à chialer de rire...) et de réflexions humaines de très grande qualité : "Le meilleur rôle d'un homme public, c'est de ne jamais ressembler à ses critiques".

Respect monsieur Delon, ça change de "Paroles, Paroles" avec Dalida, mais cette faculté de chanter en parlant me fascinera toujours ^^






mardi 20 juillet 2010

Les Ablettes - Jackie S'En Fout (1986)



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Le bon vieux souvenir de 1986, avec ce groupe originaire de Fumel, petite commune du Lot et Garonne. Un groupe qui commenca par des sonorités plutôt punk, avec un certain succès d'estime, grâce également à une sympathique reprise de "Tu Verras", célèbre adaptation d'un titre de Chico Buarque, à qui Claude Nougaro avait donné ses lettres de noblesse dans la langue de Molière.

Ici, intéressons nous à "Jackie S'En Fout" un de leurs titres les plus commerciaux, et un peu dans la mouvance de groupes comme Les Calamités. Franchement totalement représentatif de l'esprit de l'époque, musique et visuel déjantés, un petit plaisir à écouter et à revoir. En plus, voir des lapins copuler et les extraterrestres de la pub Lustucru en 5 secondes, je trouve ça hautement grandiose ^^

Le clip est réalisé par Thierry Bisch, dont ce fut le seul clip (dommage, y avait moyen de faire d'autres trucs je suppose). Il fut co-fondateur du Label "Reflexes", le label des Ablettes.





Les ablettes jackie sen fou
envoyé par jc761. - Clip, interview et concert.









Twisted Sister - I Wanna Rock (1984)


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Un peu de glam et de heavy metal avec ce très bon groupe new yorkais au maquillage et aux tenues outranciers qu'est Twisted Sister. Emené par le guitariste Jay Jay Franech et le chanteur très charismatique Dee Snider, ils furent un des très grands noms de la scène hard rock en 1984 avec un très bon album "Stay Hungry", dont sera également tiré l'excellent "We're Not Gonna Take It".

Comme quoi niveau clip, Britney Spears et ses danses de cours de lycée n'ont rien à inventer. Van Halen et Twisted Sister étaient déjà passés par là 15 ans auparavant. L'acteur qui joue le grand méchant professeur s'appelle Mark Metcalf, il fut pendant plusieurs années le rôle du Maître dans Buffy contre les Vampires (avec beaucoup plus de maquillage, il est vrai).

Un clip réalisé par Marty Callner, très grand nom de la vidéo musicale américaine, notamment chez les hardos (plein de clips pour Kiss, Aerosmith, Pat Benatar, Bon Jovi et consorts).






WHAT ARE YOU GONNA DO WITH YOUR LIFE ?????


I WANNA ROCK !!!!

lundi 19 juillet 2010

Coluche - J'y Ait Dit Viens (Chanson Canadienne) (1974)



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De son vrai nom Michel Géraaaaaaaaaaaaaaard Joseph Colucci, Coluche conserve toujours aujourd'hui une aura indéniable sur le paysage de l'humour français. Souvent imité, jamais égalé, il savait prendre de ci de là ce qu'il trouvait drôle, et le mettre à sa propre sauce avec sa verve inimitable. Un mec dont la vision acerbe mais juste manque cruellement depuis 24 ans aujourd'hui...

Je viens de réécouter cette merveille de parodie de nos amis québécois : le trait est très poussé, le sketch a beau daté de plus de 35 ans, on se marre sans se forcer avec grand plaisir : c'est ça le talent !





En cadeau, "Je Me Marre", sketch qui se trouvait sur le même 45 Tours






Norah Jones - Sinkin' Soon (2007)


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Un petit Norah Jones, c'est toujours du meilleur acabit pour commencer la semaine, y a pas à dire. En plus, le clip de cette chanson tiré de son excellent troisième album "Not Too Late" sorti en 2007, fait la part belle à la technique du stop-motion. Un clip réalisé par Ace Norton, qui avait déjà officié sur celui de "Thinking About You" de la charmante enfant.

Un clip animé plus Norah Jones déguisée en souris, moi je dis que c'est parfait ^^





Une petite version live pour le plaisir des oreilles (et des yeux aussi)






dimanche 18 juillet 2010

Niagara - Tchiki Boum (1985)


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Pour éluder tout de suite la question, le 3ème larron de droite sur la pochette s'appelle José Tamarin. Il a été le guitariste de Niagara le temps que le premier single soit commercialisé, puis départ du groupe pour des raisons inconnues. Aujourd'hui, il est musicien de reggae : un petit tour sur sa page myspace pour les curieux (c'est pas trop ma came, mais ça peut plaire).

Que dire sur "Tchuiki Boum" ? Que c'est le tout premier succès de Niagara. Que c'est le seul clip qui sera réalisé par un autre que Daniel Chenevez, le résultat n'ayant pas vraiment plu aux membres du groupe (pourtant il n'est pas foncièrement vilain). Qu'il fût 13ème au top 50 en mars 1986. Que c'est un chouette morceau qu'on prend toujours autant de plaisir à écouter.




Sabrina - Boys (Summertime Love) (1987)



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Calore sur le Top 50 le 6 février 1988, avec l'adoubement par Guesch Patti (bien fait, niark niark) de la toute jeune Sabrina Salerno, plantureuse transalpine de 19 ans, qui prit le pouvoir au coeur de l'hiver avec un tube on ne peut plus estival.

Une artiste aux potentiels musicaux et physiques proportionnels qui attira moult grands pontes et producteurs pour la suite de sa carrière tels que Stock Aitken & Waterman, le plus grand trio des 80's (Kylie, Rick Astley, Bananarama et des dizaines d'autres à leur actif) ou encore Giorgio Moroder. Mais celle que Marc Toesca appelait affectueusement "Les Gros Poumons Du Top" avec Samantha Fox, ne retrouvera jamais un succès comparable à celui de ce tube à la recette ultra répétitive mais un tantinet hypnotique. Il faut avouer que le visuel du clip a une certaine persistance rétinienne, et il est quasiment impossible de ne pas associer la chanson au clip très piscine, cocktail, maillot trop petit et gros ballon coloré...

Enfin bref moi j'étais moyennement fan, mais au moins on n'entendait plus Guesch Patti, et rien que ça ça faisait mon bonheur ^^





Un exemple de prestation live, dans une tenue particulièrement... ben à part le blouson, y avait pas grand chose quoi ^^





5 semaines en tête pour Sabrina, dont ce sera le seul numéro 1 en France, malgré des titres suivants très accrocheurs comme "All Of Me", "Hot Girl", voire une petite reprise de "Voulez Vous Coucher Avec Moi Ce Soir ?"

Mais après tout elle avait bien le droit de s'amuser cette petite. Ne jouons pas les pères La Prude !

Elle perdra sa place de numéro 1 au profit d'un jeune homme de 18 ans, au patronyme fleurant bon la Lusitanie, et qui sera l'auteur du slow de l'année qui tue.

To Be Continued ...


En extra bonus, une reprise totalement déjantée de ce bon vieux groupe de punk qu'était les Ludwig Von 88 (dont faisait parti Bruno Garcia, qui devint à la fin des 90's le célèbre Sergent Garcia). Une reprise tirée d'un album concept "17 Plombs Pour Péter Les Tubes" : si vous aimez les reprises avec de la boîte à rythmes, n'hésitez pas c'est du tout bon !





Et merci à Ringard Willycat pour la vidéo ^^



samedi 17 juillet 2010

Marc Toesca - Femmes Du Monde (1987)


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De 1984 à 1991, Marc Toesca fût, sans doute avec Dorothée, mon plus grand héros de la petite lucarne. Pas question de rater un "Salut les P'tits Clous", le cri de ralliement du classement du Top 50 le samedi (j'ai pas eu le droit de faire des K7, bouhouhou), et je faisais tout mon possible (c'est à dire finir mes devoirs à temps ^^) pour regarder la quotidienne et le classement du top Albums durant la semaine.

Les plus gros gadins de la semaine, les meilleures entrées dans le classement Nielsen-Ipsos, la couleur des chemises hyper bariolées de Marco,j'étais limite incollable : je n'ai jamais acheté le magazine (fallait faire un choix, cornélien, avec Mickey Parade...) ; par contre, je découpais tous les classements hebdo dans le Télé 7 Jours (je ne sais pas ce que j'ai fait des archives... heureusement le site lescharts.com a comblé cette perte)

A force de présenter des 45 Tours, Marc a une grosse envie de tenter l'aventure en 1987 : c'est chose faite avec "Femmes du Monde", dont il est l'auteur-compositeur-interprète, une petite production pas extraordinaire, mais loin d'être aussi mauvaise que ce que j'avais pu lire ici ou là. Par contre, Marco n'a pas réussi à rentrer au Top 50...

Le clip est plutôt pas mal fait, mettant bien en avant les musicos et la choriste, avec un Marco relativement sobre au niveau de la chemise (en même temps, le N&B ça aide)






En cadeau, un retour feedback quelques années après de Marc sur sa prestation, assez rigolo à écouter



Fun Fun - Colour My Love (1984)


(c) lescharts.com


Grand, très grand moment de n'importe quoi de ce duo d'italo disco des années 80. Les charmantes Francesca Merola et Roberta Servelli sautent, dansent, et déploient une énergie digne d'un cours d'aérobic dans ce clip très court, où l'on appréciera à sa juste valeur une joute à l'épée d'une intensité remarquable. Les ceintures colorées de nos deux chanteuses sont également à noter. Un duo qui perdurera jusqu'à l'époque de la dance en 1994.

A l'écriture, on retrouve d'ailleurs Ivana Spagna, qui aura sa petite carrière solo un peu plus tard (j'en reparlerai avec grand plaisir d'ailleurs, notamment "Call Me")

J'adore !





En cadeau, la version maxi, parce que rien ne vaut les 12" des 80's.




Etienne Daho - Le Premier Jour (1998)



(c) lescharts.com


Il a déjà 12 ans ce très chouette morceau d'Etienne. Un titre qui ne vieillit pas et que je prends toujours autant de plaisir à écouter : si seulement on pouvait avoir des titres comme ca dans la production actuelle française.

Un très joli clip également, signé Doug Nichol, un habitué de la production vidéo d'Etienne dans les 90's. Un Etienne tout en flegme, en classe et en décontraction, évoluant dans un univers coloré et bigarré.

Moi, je l'aurai bien vu représenter la France avec cette chanson là à l'Eurovision...



vendredi 16 juillet 2010

Alphaville - Forever Young (1984)


(c) lescharts.com


Retour en Allemagne dans les années 80 avec ce magnifique groupe de new-wave qu'est Alphaville. Le trio, dont j'ai déjà parlé à deux reprises dans ces colonnes, sortait en 1984 ce magnifique morceau éponyme à leur tout premier album, une ballade qui nous ramène invariablement à cette période dorée et magique, et qui file un bon p'tit coup de vieux aussi (pas grave, tant qu'onr este jeune dans la tête, c'est le principal^^)

Morceau qui montera au 13ème rang français en 1985, "Forever Young" était également doté d'un clip bien dans l'esprit, que je vous laisserai décrypter à votre guise.Un peu à la manière d'un "Russians" de Sting, une chanson qui stigmatise la Guerre Froide, et aspire à la paix fraternelle. Une chose est sûre : c'est que c'est beau !

Deux versions d'ailleurs pour ce clip, la première mystique, la seconde un peu plus équestre et posée.







La version club de l'époque (perso je préfère l'originale, mais quand même elle avait un certain cachet celle-ci)




Un p'tit live de 2005 en Russie, pour montrer que ça dépote encore pas mal






jeudi 15 juillet 2010

Iron Maiden - Satellite 15....The Final Frontier (2010)


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Un peu oublié de m'occuper de mon p'tit blog aujourd'hui, et comme j'avoue que je suis pas très inspiré, et bien voilà de la nouveauté qui devrait au moins faire plaisir aux fans de heavy metal et d'Eddie, la mascotte du groupe Iron Maiden. Elle est de retour, en pleine forme aussi bien sur la pochette que dans le clip (un tantinet hommage à Alien), et ça ça fait bien plaisir !

Par cont', niveau musique, tout cela est un peu mou : c'est un peu dommage. En espérant que l'album qui sort le 16 août sera un poil plus pêchu...



The Final Frontier - Director's Cut

Iron Maiden | Clips vidéo MySpace



mercredi 14 juillet 2010

Bruce Springsteen- Jungleland (1975)



Le Boss, une des plus belles pièces de l'histoire du rock américain. Bruce Springsteen, c'est le rockeur social par excellence, celui qui est à l'écoute de son pays, de ses maux, de ses douleurs, de son mal être : en un mot, un type proche du peuple américain et de ses racines, et non pas du côté bling bling et tape à l'oeil dont on nous abreuve à longueur de journée de par chez nous petits européens, pour nous faire rêver à un Eldorado lointain et séduisant.

D'une noirceur et d'un pessimisme parfois très marqué, il n'en demeure pas moins que ses textes et ses musiques savent faire ressortir une douce mélancolie, une vision réaliste des choses et du quotidien des petites gens, tout en laissant toujours une pointe d'optimisme. Peindre le tableu en rose n'est pas sa fonction première, mais le noircir totalement non plus, Bruce décrit la vie, la vraie, avec ses hauts, ses bas, ses moments de doute et de peine, tout en célébrant à chaque chanson l'humanité qui se trouve en chaque personne, quelle que soit sa strate sociale, quelle que soit sa couleur de peau. L'archétype même du chanteur engagé et citoyen par excellence.

En 1975, Bruce a un peu de mal à se faire une place au soleil des charts américains. Ses deux premiers albums, aux qualités indéniables, n'ont pas encore trouvé leur public, ou tout du moins ne réalise pas les scores commerciaux escomptés. Alors arrive en 1975 le cultissime "Born To Run", album de la dernière chance, qui se transformera en album de la naissance d'une icône.

40 minutes de bonheur, de rock, de ballade, d'émotion, de tristesse, de gaiété, 40 minutes qui résument la vie américaine au sens général, 40 minutes qui font frissonner voire pleurer. C'est avec le E Street Band, fabuleux groupe de musiciens (le regretté Danny Federici à l'orgue, Roy Bittan au Piano, Steven Van Zandt à la guitare, Max Weinberg à la batterie, Garry W. Tallent à la basse et le sublissime Clarence Clemons au saxophone), qu'il enregistrera cet album considéré comme l'un des plus grands albums de tous les temps ( ce que je plussoie très aisement).

L'album se termine par une chanson d'une dizaine de minutes, "Jungleland", moment d'une grâce que je trouve incroyable, où chaque instrument est magnifié (l'intro au piano, la montée de l'orgue, le solo de guitare, sans parler de cet exceptionnel solo de saxophone qui me fiche le frisson à chaque fois). Morceau épique contant l'histoire d'un petit caïd tiraillé entre l'amour et un rapport conflictuel avec les forces de l'ordre qui causera sa perte, "Jungleland" est décomposé en plusieurs parties. Une structure à plusieurs étages qui montre tout le talent du Boss pour narrer ce genre de petite histoire.

Chapeau l'artiste, j'attends ton prochain passage en France de pied ferme ;-)

Deux versions pour cette merveille, une de 1975 à l'Hammersmith Odeon de Londres, avec un bon vieux bonnet rasta.





La 2ème, remarquable également, 26 ans plus tard à New York City


mardi 13 juillet 2010

Cock Robin - El Norte (1987)


(c) lescharts.com


Du Cock Robin, Anna LaCazio qui chante quasiment en solo (no offence Peter, mais visuellement je préfère Anna ^^), un clip tournée de nuit, avec les lumières de la ville et les néons d'un parc d'attraction : j'ai envie de dire qu'il ne manque qu'un petit coup de saxophone pour que la boucle soit bouclée.

Bref, un très chouette morceau issu de leur deuxième album "After Here Through Midland", et un morceau qui mourut à quelques encablures du top 50 (52ème seulement, une hérésie...), malgré un effort dans la production de cet album relativement palpable... Comme pour A-Ha, la France s'en est lassée bien vite... à moins que les radios n'en aient pas trop voulu (enfin, je dis ça, je dis rien, mais je me comprends).

Un clip signé Peter Sinclair, fait il y a déjà 23 ans (pas encore aujourd'hui que je vais me sentir rajeunir moi...)






En cadeau, une petite prestation live du XXIème siècle (oh mais ils font une tournée en 2011, j'en serai, c'est sûr !)



lundi 12 juillet 2010

Journey - Don't Stop Believing (1982)


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Envolée extraordinaire pour cette ballade rock qui monte, qui monte, dans le chant, dans les guitares, dans le synthé. Un petit je ne sais quoi de magique, d'intemporel aussi (pas spécialement en France où le groupe n'est pas loin d'être inconnu, ce qui est une honte...).

J'ai cherché pendant de longs mois un éventuel clip pour ce morceau, mais rien à faire... Je poste donc une version live, ainsi que la toute fin de l'ultime épisode de cette fabuleuse série qu'est "Les Sopranos", et que la chanson illustre à différents niveaux de lecture (pour ceux qui n'ont pas encore vu cette monstrueuse série, ne vous gâchez pas le plaisir si vous décidiez un jour de franchir le pas)

Extrait de l'album "Escape" sorti en 1981, le 7ème effort de ce très bon groupe californien.








David Lee Roth - Just A Gigolo/I Ain't Got Nobody (1985)


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1985, Eddie Van Halen et David Lee Roth se séparent pas forcément très copains. David a en effet eu des envies de carrière solo, notamment grâce à cette reprise du standard des 50's de Louis Prima, adaptation d'une chanson autrichienne des années 20, "Schöner Gigolo".

Ce morceau va permettre à David de croire à une carrière solo aussi mirifique que son passage de chanteur avec Van Halen. Il faut reconnaître qu'il avait mis les moyens dans la production du clip : on a quasiment droit à un court métrage totalement déjanté, réalisé par David lui même, et parodiant l'univers de la vidéo musicale et de lé téloche. Vous reconnaîtrez par ailleurs des pastiches de clips de Michael Jackson, Cyndi Lauper, Billy Idol ou encore Culture Club.

Un châtoyant mélange des genres musicaux, avec ambiance festive, un David bondissant et de jolies pépées... Bref, le cahier des charges est rondement rempli


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Michel Sardou - Afrique Adieu (1982)


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Ayé, la 19ème Coupe Du Monde de Football est finie. Que retiendrons-nous au final ?

- Que la France a su faire honneur à son maillot

- Que Diego Forlan est un joueur magnifique

- Que les Hollandais ont démontré en un seul match un potentiel collectif de Van Bommelitude incroyable

- Que Diego Maradona est un piètre selectionneur

- Qu'il valait mieux pour les espagnols qu'Iniesta soit blessé les six premiers mois de la saison avec le Barça pour être au top à la Coupe Du Monde, ça aide bien

- Que donner la finale à arbitrer à un anglais juste pour se faire pardonner le but non validé à Lampard en 1/8ème contre l'Allemagne, c'était franchement pas une bonne idée.

- Que plus le temps passe, et plus les bons matchs de football de haut niveau se font rares

- Qu'il serait chouette que le Brésil rejoue un peu au football un de ces 4, surtout chez eux lors de la prochaine Coupe du Monde


Bref bravo l'Espagne pour son titre. Restez humbles (ce sera pas facile ^^) et continuez à jouer au foot, et on restera bons amis.


Pour fêter ça, un titre de circonstance de Michel, extrait de l'album de 1982. 6 minutes 40 de bonheur, interminables certes, mais distillées avec tellement de passion et d'envie que c'en est communicatif.

Et pour savoir où vont les eaux bleues du Tanganyika, la réponse est ici







dimanche 11 juillet 2010

Tears For Fears - Everybody Wants To Rule The World (1985)


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Wouh ! C'est parti pour une petite escapade dans les plaines désertiques californiennes avec Tears For Fears et ce hit de légende de 1985, "Everybody Wants To Rule The World", sans doute leur morceau le plus connu, et qui fût même number one dans les charts américains.

Un clip qui fleure bon le road movie, signé Nigel Dick, un des plus grands faiseurs de clips, dans lequel on peut admirer une choré magnifique autour de deux pompes à essence : du Tears For Fears gai, coloré et fun, Curt au chant et Roland en chef d'orchestre, c'est suffisamment rare pour être apprécié à sa juste valeur.

Le morceau atteint une honorable 18ème place en France en 1985. Un morceau extrait du disque multi-primé "Songs From The Big Chair".






Sirima et Jean-Jacques Goldman - Là-Bas (1987)


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Il existe d'autres classements que celui du Top 50, comme celui d'Infodisc par exemple, qui présente certaines petites différences au niveau de la tête du hit-parade. Pour ce classement, "Là-Bas" fût 3 semaines numéro un des ventes en France, avant et après la chanson que je vous ai présenté dans le post précédent (j'arrête d'en parler et même de la nommer : j'oublieraiiiiiii ton nom ^^).

"Là-Bas", c'est la période dorée de Jean-Jacques, tout ce qu'il compose, tout ce qu'il écrit se change en or automatiquement. Cette chanson ne déroge pas à la règle, une ballade mythique des années 80 chantée avec la toute jeune Sirima, jolie chanteuse qui disparut tragiquement en 1989 sous les coups de couteau de son conjoint, juste après avoir terminé l'enregistrement de son tout premier album solo "A part Of Me"

Un clip marquant réalisé par ce bon vieux Bernard Schmitt, dans tous les bons coups dans les années 80. Clip récompensé par ailleurs par la Victoire de la Musique du CLip Musical en 1988.

"Là-Bas" est bien entendu tirée de l'album exceptionnel "Entre Gris Clair Et Gris Foncé".







Guesch Patti - Etienne (1987)


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Le 2 janvier 1988, un petit garçon gentiment posté devant Canal Plus se demande comment quelque chose d'aussi vilain à regarder et moche à écouter peut avoir atteint la première place de son sacro-saint classement préféré des ventes de disque. Comment ce morceau peut-il avoir battu Los Lobos ? Pourquoi "Là-Bas" de Sirima et JJG n'a t'il pas décroché la lune, en lieu et place de cette femme qui se trémousse de manière vulgaire pour attirer le chaland à l'oeil lubrique et au souffle rauque et saccadé ?

Pour être honnête, le côté vulgaire me dépassait un peu à l'époque, je ne m'arrêtai que sur mon ressenti de gosse qui détestait cordialement et de tout son coeur ce morceau et ce clip. Pourquoi tant de haine me direz-vous ? Parfois, il n'y a pas d'explications, il y a des choses qu'on déteste et l'on n'y peut rien changer, tout dépend de ta naissance... mais je m'égare ^^

Alors certes, avec un peu de recul et d'objectivité, c'est vrai que le clip en noir et blanc avait une imagerie et un certain cachet que je ne peux nier... mais ça ne m'empêche pas d'être parcouru de frissons de dégoût en le regardant. Et ce morceau, ces "Tiens Le Bieeeeen" avec une voix hystérique, beurk beurk, beurk...

Et puis j'ai une pensée amicale pour tous les Etienne qui ont subi ce morceau, notamment dans les cours de récré, ou pire les gosses qui ont hérité de ce patronyme plutôt sympa à cause de cette chanson. Sincèrement désolé les gars !

Alors oui, évidemment, je dois m'incliner devant Patricia Porasse (son nom à la ville), qui se maintint en tête du Top 50 durant tout le mois de janvier 1988. Et je me dis que j'aurai peut être dû faire gaffe le jour où j'ai décidé de célébrer les numéros un du Top 50 (surtout pour l'année 1988, parce que j'ai pas vraiment pris mon pied cette année là, je dois le reconnaître).

M'enfin, je suis quand même très content que ce soit un One Hit Wonder au final ce morceau...





La semaine prochaine, nous découvrirons une autre brune aguicheuse, beaucoup plus jeune et beaucoup plus transalpine, qui fit monter la température en plein hiver avec un clip très mouillé (et parfois même un peu poilu...)

To Be Continued...